Le 31 juillet 1987, une violente tornade déferle sur la région d'Edmonton. Le bilan humain est lourd : 27 morts, plus de 250 blessés et 400 familles qui se retrouvent sans logis. Retour sur ce cas de force majeure pour lequel Environnement Canada a été pointé du doigt.

Alors que s’ouvre le Téléjournal du 31 juillet 1987, l’état d’urgence a été décrété à Edmonton. Dans son reportage, le journaliste Pierre-Luc Brassard dresse le parcours dévastateur de la tornade.

Vers 15 h, la tornade s’est abattue sur le sud-est d’Edmonton, touchant trois quartiers de la région. Sur son passage, des maisons ont volé en éclats et des voitures ont été renversées. Les vents violents et les pluies diluviennes causent aussi des pannes d’électricité, des fuites de gaz et des coupures de téléphones. Au moment où le journaliste conclut son reportage, policiers et pompiers sont encore en état d’alerte. Plusieurs personnes pourraient être emprisonnées dans les décombres.

Deux jours après la tragédie, le maire de la ville, Lawrence Decore, accuse Environnement Canada d’avoir tardé à annoncer le tourbillon meurtrier. Si les bulletins météorologiques de 11 h prédisaient des orages accompagnés de fortes pluies, de vents violents et de grêle, le mot tornade n’est pas prononcé.

Dans ce reportage du bulletin de nouvelles Ce soir du 2 août 1987, Pierre-Luc Brassard s’intéresse aux procédures d’alerte d’Environnement Canada. Selon le météorologue Jean-Marc Couturier, les avertissements ne sont pas toujours pris au sérieux. La tornade est aussi un cas distinct, car elle doit être vue par l’œil humain avant qu’on puisse émettre une alerte.

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