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Il y aura des calèches cet été dans le Vieux-Montréal

Les chevaux battront à nouveau le pavé du Vieux-Montréal cet été. Le maire Denis Coderre annonce la levée de l'interdiction des calèches et renonce à toute contestation judiciaire. Cette annonce fait suite à la décision de la Cour supérieure d'accepter la demande d'injonction provisoire déposée par des cochers pour annuler le moratoire de la Ville de Montréal .

Le juge Kirkland Casgrain, de la Cour supérieure du Québec, a rejeté les arguments de la Ville en faveur d'un moratoire d'un an. Il trouve étrange la décision de l'administration Coderre d'accorder des permis, puis d'interdire carrément les calèches pendant une saison complète. Il se questionne aussi sur le sort des cochers et des chevaux.

Se disant « respectueux de la décision du juge », Denis Coderre reconnaît que le moratoire « n'était pas la bonne solution » au problème des calèches. Il a expliqué que sa décision était dictée par la volonté d'agir vite pour la sécurité de la population et des chevaux.

Coderre promet une politique du cheval

Cela dit, le maire de Montréal promet de revenir à la charge, car « le problème reste entier et on doit poser des gestes en conséquence ». Il insiste sur la nécessité de mettre en place une « nouvelle politique du cheval » pour éviter les mauvais traitements dont peuvent être victimes les animaux.

« Moi, j'adore les chevaux, mais je suis triste de voir la façon dont ils sont traités présentement, dans certains cas - je ne mets pas tout le monde dans le bain. Si vous voulez qu'on change l'industrie, eh bien, il faut avoir un électrochoc, c'est ce que j'ai fait », a martelé Denis Coderre.

Évoquant le bien-être des chevaux et le souci d'officialiser la fonction de cocher, le maire Denis Coderre avait imposé un moratoire sur la circulation des calèches dans les rues du quartier touristique. Il voulait attendre l'adoption d'une nouvelle réglementation, au printemps 2017, avant de permettre à nouveau cette activité.

Soulagement chez les cochers

Luc Desparois, propriétaire des Calèches Lucky Luc, était visiblement soulagé par la décision du juge. « Il [le maire de Montréal] nous a fait vivre l'enfer [...] Il nous a fait vivre des émotions à nous, à nos familles, à nos amis, à tout le monde. Je suis tellement content de la décision d'aujourd'hui », a-t-il déclaré à sa sortie du tribunal.

Les propriétaires de calèches étaient contrariés par l'annonce d'un moratoire, car si la Ville comptait rembourser le coût des 24 permis attribués pour l'été 2016, elle n'aurait pas dédommagé les propriétaires de chevaux et de calèches pour les pertes encourues.

L'opposition dénonce l'improvisation de la Ville

Pour le porte-parole de l'opposition officielle en matière de gestion animalière, le conseiller de Projet Montréal Sterling Downey, la décision de la Cour supérieure « souligne à gros traits l'improvisation dont a fait preuve Denis Coderre ».

« La meilleure façon de procéder aurait été de ne pas vendre les permis aux cochers au début de la saison, plutôt que de [les] leur retirer un mois après leur obtention », ajoute Sterling Downey, qui plaide pour la tenue d'une consultation publique sur cette question.

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