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Il y avait bel et bien de l'information classifiée dans les courriels d'Hillary Clinton

Plus de 80 messages envoyés ou reçus par Hillary Clinton contenaient de l'information classée secrète. C'est l'un des éléments compromettants du rapport d'enquête rendu public vendredi par le FBI sur l'utilisation d'un serveur de messagerie privé par la candidate démocrate à la présidence américaine, du temps qu'elle était secrétaire d'État.

Ces 81 messages ne pourraient être que la pointe de l'iceberg. La police fédérale américaine avance qu'au-delà de 2000 courriels ayant circulé sur ce serveur privé non sécurisé ont pu contenir de l'information sensible.

Hillary Clinton avait affirmé à de multiples reprises que ses messages ne contenaient pas d'information classifiée. À l'automne 2015, elle s'était excusée d'avoir eu recours à un compte courriel non autorisé. Une pratique pour laquelle elle n'a fait l'objet d'aucune poursuite, mais qui lui a valu quantité de critiques, notamment de la part du FBI, qui lui a reproché d'avoir fait preuve « d'une extrême négligence ».

Dans la ligne de mire des enquêteurs

Dans son rapport, considérablement caviardé, le FBI mentionne qu'une partie des courriels controversés semblent avoir comporté des discussions sur la planification d'attaques futures par des drones militaires américains.

Le rapport révèle aussi une partie des propos livrés, début juillet, par la candidate démocrate aux enquêteurs du FBI et aux procureurs du département de la Justice.

Durant cette entrevue de trois heures et demie, Hillary Clinton s'est dite incapable de se souvenir avec précision des directives qu'elle avait pu recevoir sur la manière de conserver la confidentialité des documents gouvernementaux. Elle affirme avoir été victime d'une commotion cérébrale en décembre 2012 et avoir dû travailler à temps partiel par la suite. Son mandat de secrétaire d'État, entamé en janvier 2009, s'était terminé en février 2013.

Selon les informations divulguées par le FBI, Mme Clinton a déclaré avoir eu recours à un serveur privé pour des raisons pratiques, et non pour contourner la loi lui intimant de suivre un protocole précis pour ses communications. Elle a aussi dit qu'elle « faisait confiance » au bon jugement de ses interlocuteurs et qu'elle ne se rappelait pas que quiconque ait évoqué des raisons juridiques pour la dissuader de fonctionner de cette manière.

13 téléphones portables à la fois

Cependant, comme le montrent les documents du FBI, Mme Clinton avait contacté l'ancien secrétaire d'État Colin Powell en 2009 au sujet de son utilisation d'un portable personnel de marque BlackBerry. Dans sa réponse, faite par courriel, M. Powell lui avait conseillé d'être « très prudente » parce que ses messages liés au travail et expédiés à l'aide du BlackBerry pouvaient finir par relever du domaine public.

Le rapport du FBI indique aussi que Mme Clinton disposait de 13 téléphones portables. Son compte courriel, privé et non autorisé, était géré à partir du sous-sol de sa résidence new-yorkaise.

Les enjeux d'une campagne présidentielle

Hillary Clinton, 68 ans, aspire à devenir présidente des États-Unis le 8 novembre prochain. Vendredi, l'équipe de campagne de Donald Trump a affirmé que les notes du FBI soulignent « le mauvais jugement et la malhonnêteté » d'Hillary Clinton.

Pour sa part, le président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a estimé que ces notes du FBI « prouvaient la gestion imprudente et vraiment dangereuse par Hillary Clinton de données classées secrètes ».

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