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Immigration clandestine : réunion d'urgence dans la ville frontalière d'Emerson

La municipalité rurale d'Emerson-Franklin, située à la frontière canado-américaine dans le sud du Manitoba, a convoqué une réunion d'urgence jeudi pour demander de l'aide pour faire face à l'afflux grandissant de clandestins qui traversent la frontière à pied.

Des membres de la communauté, des politiciens locaux, des agents de police et des représentants de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) se sont réunis pour décider comment gérer la situation.

Selon l'ASFC, 403 personnes sont entrées illégalement au pays à proximité d'Emerson au cours des neuf derniers mois, comparativement à 340 personnes au cours de l'exercice financier 2015-16, et 68 personnes en 2013-14.

De nouvelles mesures pour le flot de réfugiés

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé lundi que 22 réfugiés sont entrés illégalement au Canada au cours du week-end en traversant la frontière près d’Emerson.

En temps normal, lorsque des réfugiés traversent la frontière, les équipes de pompiers locales ou la GRC les prennent en charge et les amènent aux services frontaliers.

Toutefois, en raison de l’afflux subit, la municipalité rurale a dû aider à héberger des réfugiés dans un centre communautaire où ils sont restés environ 12 heures, pendant que deux volontaires leur ont fourni des couvertures, des vêtements chauds et de la nourriture.

Le préfet de la municipalité rurale d’Emerson-Franklin, Greg Janzen, confirme que dorénavant, l’ASFC louera le centre communautaire, si besoin est, et affectera des agents pour surveiller et s’occuper eux-mêmes des personnes déplacées.

« Nous avons eu d’excellentes assurances de la part de la GRC et de l’ASFC. Elles nous ont expliqué leur processus. Elles sont prêtes à collaborer avec nous et disent qu’elles sont prêtes à composer avec de plus larges groupes de réfugiés, avec l’afflux, avec plus de ressources humaines », rassure le préfet.

Les portes restent ouvertes

M. Janzen déclare qu’à l’heure actuelle, les ressources de la communauté sont suffisantes pour le nombre de réfugiés qui arrivent illégalement à proximité d’Emerson. Néanmoins, l’administration municipale mettra sur pied un comité pour identifier de futurs problèmes ou carences, qui seront communiqués aux gouvernements provincial et fédéral.

« Lors de la réunion [jeudi] après-midi, [les représentants gouvernementaux] nous ont confirmé qu’ils mettront les ressources nécessaires à notre disposition », rapporte le préfet.

Mais nous ne fermerons pas nos portes. Si on a besoin de nous, nous sommes prêts à faire notre part. Nous ne refuserons pas les réfugiés.

Greg Janzen, préfet de la municipalité rurale d’Emerson-Franklin

Pas de danger pour la sécurité

Face aux préoccupations relatives à la sécurité des Canadiens, « il est important de souligner que les personnes qui traversent illégalement la frontière, qui sont ramassées par la GRC, ce sont des personnes identifiées, fouillées et contrôlées », explique Tara Seel, agente de relations avec les médias de la GRC.

« Elles sont ensuite transférées aux bureaux de l’ASFC, où ils subissent encore plus de contrôles. Ce ne sont pas de parfaits inconnus que nous hébergeons », note l’agente Seel.

La priorité absolue de la GRC est la sécurité et la protection de tout le monde au Canada, qu’ils viennent tout juste de mettre pied en sol canadien ou qu’ils soient citoyens.

Tara Seel, agente de relations avec les médias, GRC

Cependant, en vue de mieux gérer la situation, l’agente des relations avec les médias indique que plus de ressources ont été affectées à ces régions où les réfugiés semblent traverser le plus souvent.

L’agente Seel explique que la police fédérale ne peut pas empêcher une personne de rentrer au Canada, parce que l’acte de rentrer au pays n’est criminel qu’au moment où elle arrive en sol canadien.

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