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Immunothérapie et radiochirurgie à l'assaut du cancer

Radiothérapie, chimiothérapie et chirurgie : depuis un siècle, ce sont les principales armes de lutte contre le cancer. Toutefois, d'autres moyens s'ajoutent à l'arsenal médical, dont l'immunothérapie et la radiochirurgie. À la veille de la journée mondiale du cancer, voici un aperçu de ces innovations.

L’immunothérapie, c’est l’art complexe et délicat de stimuler le système immunitaire pour qu’il détruise les cellules cancéreuses. Une thérapie qui coûte encore une fortune, dont les résultats sont inégaux, mais qui représente l’avenir en recherche contre le cancer.

Il y a eu quelques moments dans l’histoire où il y a eu des grands bonds en avant. Et ça [l’immunothérapie], c’est le dernier grand bond en avant qu’on a vécu.

Jean-Sébastien Delisle, hématologue à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

« Pour chaque individu et pour chaque type de cancer, il est fort probable que la recette soit un peu différente, mais on peut prévoir raisonnablement que l’immunothérapie va être intégrée dans les traitements du cancer de façon fréquente sinon universelle dans quelques années », note le Dr Delisle.

« Il y avait un scepticisme généralisé il n’y a même pas 10 ans, alors que là on est en train de prouver que, effectivement, ça peut [l’immunothérapie] amener des réponses tout à fait spectaculaires et inespérées », ajoute le Dr Delisle.

Vers un vaccin contre le cancer ?

La mise au point de vaccins contre le cancer intéresse également les chercheurs. Cette fois, il s’agit d’identifier des molécules typiques aux cellules cancéreuses qu’on utilisera ensuite pour concevoir un vaccin curatif.

« À l’échelle mondiale, c’est la découverte des molécules qui peuvent être reconnues par le système immunitaire sur les cellules cancéreuses qui est la question la plus importante, celle qui attire le plus l’attention des gens qui travaillent en immunothérapie du cancer », explique le Dr Claude Perreault, hématologue de l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie.

Identifier ces molécules et les isoler avant d’en faire un vaccin va nécessiter au moins une dizaine d’années de travail, estime le chercheur.

Améliorer la qualité de vie grâce à la radiochirurgie

Le taux de survie après cinq ans, pour tous les types de cancers, est passé de 53 %, en 1994, à 60 % en 2017, selon la Société canadienne sur le cancer. Cette lente amélioration amène le corps médical à miser sur des approches connues qu’on a améliorées, comme la radiochirurgie.

Les puissants faisceaux produits par les appareils médicaux permettent aujourd’hui de détruire de petites tumeurs au cerveau ou aux poumons chez les patients qui ne peuvent subir de chirurgie.

Maintenant, on leur donne ce traitement et les patients ne meurent pas du cancer. Le cancer va être contrôlé, le traitement va bien fonctionner, donc ils vont continuer à avoir une bonne qualité de vie.

Dr Christian Boukaram, radiooncologue de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont

L’an dernier, on a réalisé plus de 200 radiochirurgies à cet hôpital.

« Plus ça va et plus les traitements du cancer vont être personnalisés. On va avoir des traitements beaucoup plus ciblés, où on va éviter les effets secondaires », dit le Dr Boukaram.

D’une manière générale, les experts interrogés sont optimistes : grâce à l’amélioration des traitements existants et les avancées en immunothérapie, la lutte contre le cancer continuera de progresser.

D'après les informations de Normand Grondin et de Danny Lemieux

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