En Tunisie, le premier ministre Habib Essid a procédé mercredi à un remaniement majeur de son gouvernement alors que le pays tente de relancer son économie et, surtout, de se relever de trois violentes attaques terroristes.

En effet, la Tunisie a été le théâtre en 2015 de trois attentats revendiqués par l'État islamique. 

En vertu de ce remaniement prévu depuis des semaines, une dizaine de ministères changent de mains, celui des Affaires étrangères incombant désormais à Khemaies Jhinaoui et celui de l'Intérieur, à Hedi Majdoub. Ce dernier ministère a été secoué par divers changements internes dans la foulée de l'attentat-suicide du 24 novembre à Tunis. Douze membres de la garde présidentielle avaient alors été tués en plein coeur de la capitale. 

Les deux autres attentats avaient ciblé particulièrement des lieux touristiques : il y a eu celui au musée du Bardo, à Tunis, en mars, et celui survenu sur une plage d'un hôtel de Sousse en juin. Bilan de ces deux attaques : 60 morts, dont 59 touristes.

Par ailleurs, le ministère de la Justice revient à Omar Mansour. C'est le ministre de la Défense Farhat Horchani - qui garde son portefeuille - qui en assurait l'intérim depuis le limogeage à l'automne de Mohamed Salah Ben Aïssa.

Le remaniement a aussi eu un effet de cure minceur sur le gouvernement, puisque tous les postes de secrétaire d'État, 14 au total, ont été supprimés. 

Dans ce pays qui fut, il y a cinq ans, le berceau du printemps arabe, ce remaniement est le premier à survenir depuis que le président Béji Caïd Essebsi a prêté serment, le 31 décembre 2014. Fait à noter, Essebsi est le premier président de Tunisie démocratiquement élu au suffrage universel.

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