Retour

Incendie de L'Isle-Verte : plusieurs résidences ne sont toujours pas à l'abri

Presque trois ans après la tragédie de L'Isle-Verte, qui a fait 32 morts, de nombreuses résidences privées pour personnes âgées ne se sont toujours pas dotées de gicleurs automatiques.

Ces résidences ont encore quatre ans pour se conformer aux nouvelles règles édictées par Québec, qui a exigé l'installation de gicleurs d'ici décembre 2020 dans des centaines de résidences pour aînés.

Pour y arriver, le gouvernement a mis sur pied un programme d'aide financière afin de permettre l'installation de gicleurs automatiques dans les résidences privées pour aînés. La province a également promis d'investir 70 millions de dollars sur cinq ans.

Depuis un an, 181 demandes d'aide financière ont été acceptées. Plus de 13 millions dollars ont également été octroyés et seront versés une fois les travaux complétés. Mais certaines résidences hésitent encore.

« Ce qu'on comprend du milieu c'est que les propriétaires de résidences craignent que le gouvernement change d'idée pour certains types de résidences pour personnes âgées et c'est pour ça que plusieurs freinent l'investissement dans l'installation de gicleurs. On souhaite que le gouvernement ne change pas idée, mais on n’a l'impression que ça peut freiner », explique Sylvain Dufresne, président de l’Association des chefs en sécurité incendie du Québec.

Un formulaire complexe

Pour certaines résidences, le formulaire constituerait un obstacle à l’obtention de l’aide financière, selon la présidente de l'Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.

« Ce qu'on entend surtout c'est que c'est compliqué le programme. Les plus petites résidences ont de la difficulté à compléter le formulaire », estime Judith Gagnon, présidente de l’Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées.

Des résidences dans l’attente

D’autres seraient dans l’attente, comme la Résidence l'Harmonie, qui a présenté une demande d'aide financière, mais n'a toujours pas reçu le feu vert pour procéder aux travaux.

« On ne peut pas commencer les travaux tant qu'on n’a pas obtenu le O.K. des différents ordres gouvernementaux, alors on est bloqué dans le processus », déplore Véronique Leblanc, propriétaire de la Résidence l'Harmonie, à Shawinigan.

Elle espère que les aînés seront rapidement mieux protégés. « On est content d’où on est rendu, mais je ne vous cacherai pas qu'on a hâte de faire un pas de plus et de concrétiser ce projet-là », admet-elle.

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés trace un bilan positif du programme d'aide, mais s’inquiète du coût des gicleurs. Les frais élevés qu'ils engendrent pourraient forcer certaines résidences à fermer, estime son directeur général, Yves Desjardins.

Le ministère de la Santé du Québec a refusé nos demandes d'entrevue sur le sujet.

Avec les informations de Louis-Philippe Ouimet

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Toute la vérité sur la Vierge





Concours!



Rabais de la semaine