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Indignation internationale après le bombardement d'une école en Syrie

Le bombardement d'une école mercredi dans la province d'Idlib, dans le nord de la Syrie, qui a tué 22 enfants et 6 enseignants a soulevé un tollé international et envenimé les relations entre la Russie et le monde occidental.

Cette attaque qui pourrait être la plus meurtrière contre une école depuis le début de la guerre en Syrie, selon l'Unicef, a fait réagir les différents protagonistes engagés dans la résolution de la crise.

Paris accuse Moscou

« Qui est responsable? En tout cas, ce n'est pas l'opposition puisque pour bombarder il faut des avions », a affirmé jeudi, à Paris, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, lors d'une conférence de presse.

« C'est encore une nouvelle fois la démonstration de l'horreur de cette guerre qui est une guerre contre le peuple syrien et que nous ne pouvons pas accepter », a ajouté le chef de la diplomatie française qui appelle le Conseil de sécurité à adopter une nouvelle résolution pour mettre fin aux bombardements.

L'ONU demande une enquête, la saisine de la CPI réclamée

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui qualifie cette attaque, si elle est délibérée, de « crime de guerre », exige l'ouverture d'une « enquête immédiate et impartiale ».

L'ex-premier ministre britannique et envoyé spécial de l'ONU pour l'éducation mondiale, Gordon Brown, a de son côté réclamé la saisine de la CPI (Cour pénale internationale.)

Syrie : l'engrenage de la guerre

La Russie nie en être l'auteure

Affirmant ne frapper que des « cibles terroristes », Moscou nie toute implication de son aviation dans ce bombardement, a assuré la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova qui qualifie de « mensonge » les allégations dont son pays fait l'objet.

Alors que rien ne semble arrêter l'effusion de sang, l'Union européenne a choisi jeudi de sanctionner dix hauts responsables du régime syrien accusés de prendre part à « la répression violente exercée contre la population civile ».

Face au camp occidental, les chefs de la diplomatie des alliés du régime de Damas, la Russie et l'Iran, se réuniront vendredi à Moscou.

Bachar Al-Assad s'est montré inflexible. « L'État syrien continuera à la fois à combattre les terroristes et à poursuivre sa politique de réconciliation », a-t-il affirmé jeudi à Damas.

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