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Influence Communication se porte à la défense du « poids médias »

Le président de la firme Influence Communication, Jean-François Dumas, rejette les allégations d'anciens employés qui prétendent que l'entreprise se base sur des méthodes aléatoires et subjectives pour mesurer l'importance et la fréquence des nouvelles diffusées dans les médias.

Selon les témoignages d'ex-employés de la firme recueillis par La Presse, le « poids médias », méthode de calcul qu'elle utilise pour mesurer cette importance, ne reposerait sur aucune méthode scientifique.

Pour établir ce « poids médias », la firme calculerait le nombre de mentions d'un sujet dans des bases de données de la presse écrite puis, pour établir ce qui en est pour la radio et la télévision, à défaut d'avoir les données brutes, utiliserait un coefficient de multiplication des données.

Or, selon les ex-employés, ce coefficient serait déterminé de façon totalement « intuitive et arbitraire » par la direction de l’entreprise qui n’aurait en fait aucun moyen réel de mesurer de façon fiable le nombre de fois qu’un sujet est abordé à la radio et la télévision.

Tentative de discréditation

Pour Jean-François Dumas qui est régulièrement invité dans les médias pour discuter des tendances dans l’actualité, ces révélations sont le fruit d’anciens employés qui ont quitté l’entreprise en mauvais termes ou qui travaillent aujourd’hui pour des firmes concurrentes.

« Le poids médias est l’un des 25 modèles d’analyse qu’on utilise depuis de nombreuses années. La méthodologie a évolué, ça s’est raffiné avec les années comparativement au début des années 2000, a-t-il plaidé. Elle fait encore appel à nos bases de données et à celles de nos partenaires, de sorte que si la méthode n’est pas parfaite, elle est toujours aussi rigoureuse qu’elle l’était au début des années 2000 », a expliqué M. Dumas sur les ondes de l’Émission Gravel le Matin, à Ici Première.

Une méthode contestée

Questionné sur le caractère aléatoire de la méthode de calcul du poids médias, Jean-François Dumas a défendu sa démarche qui se base, selon lui, sur une récolte exhaustive d’informations dans les médias, qu’ils soient imprimés ou électroniques.

« J’ai des recherchistes qui vont enregistrer, écouter et codifier chacune des interventions que vous faites à la radio, dans les journaux, dans l’ensemble des médias et c’est comme ça qu’on génère le poids médias qui sert à dégager une tendance », a-t-il affirmé.

Et ce travail, ce sont les analystes d’Influence Communication qui le font. Des analystes dont faisaient également partie ses détracteurs, souligne-t-il.

« Ils sont partis et contestent les propres données qu’ils généraient eux-mêmes. Je trouve ça assez paradoxal », a déploré Jean-François Dumas.

Un million d'articles par jour

Quant au fait que sa compagnie affirme être en mesure de traiter un million d’articles par jour à travers le monde, le président d’Influence Communication rectifie le tir en expliquant qu’à elle seule, son entreprise ne peut effectuer tout ce travail, mais qu’avec l’aide de fournisseurs externes, elle y parvient.

« C’est pour ça qu’on se présente comme un courtier en nouvelles, car on vend de la nouvelle non seulement colligée par nous, mais par l’ensemble de nos fournisseurs dans le monde », précise-t-il.

Pas de « facteur Jean-François », selon lui

Aux allégations voulant qu’il détermine lui-même, selon ses humeurs et intuitions, les facteurs de pondération appliqués aux calculs du « poids médias » des nouvelles, Jean-François Dumas estime qu’il s’agit là de « l’interprétation d’un employé qui est parti ».

« Avec les années, nous avons mis au point des facteurs de pondération pour nous assurer que les données sont le meilleur reflet possible de la réalité. Les facteurs de pondération sont destinés à minimiser les marges d’erreur », explique Jean-François Dumas, président d’Influence Communication », peut-on lire dans un communiqué émis mardi par l’entreprise.

Insistant sur la transparence de sa démarche, Jean-François Dumas a par ailleurs souligné qu’il a invité à deux reprises la journaliste Isabelle Hachey à venir voir « comment on produit ce genre de données, comment on travaille » et qu’elle n’aurait pas donné suite aux invitations.

Se décrivant comme un service de courtier en nouvelles, Influence Communication a été fondée en 2001 par Jean-François Dumas. La compagnie basée à Montréal qui emploie une centaine d’employés, propose des services de veille et d’analyse médiatique aux entreprises.

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