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Inondations : un douloureux retour à la maison s'entame pour les sinistrés

Les inondations durent depuis maintenant près de deux semaines au Nouveau-Brunswick et même si le niveau de l'eau commence à baisser, les sinistrés ne sont pas au bout de leur peine.

Radio-Canada a eu un accès privilégié à Grand Lake, à une trentaine de minutes à l'est de Fredericton, où l'eau est montée à plus de deux mètres. Des dizaines de maisons et de chalets sont toujours partiellement submergés.

John Thurrott revenait chez lui, à Princess Park, une petite communauté côtière sur les berges de Grand Lake, où il a passé son enfance.

Princess Park ressemble maintenant à un village fantôme. Partout, il n'y a que de l'eau.

La mère de John Thurrot, Lorraine Gardiner, 79 ans, a évacué sa maison il y a 10 jours et vit chez sa fille. Presque quotidiennement, ses enfants l'emmènent voir sa maison... en bateau.

La maison de Lorraine Gardiner est relativement épargnée; bien que l'eau soit entrée dans son sous-sol, elle n'a pas atteint le premier étage. Ce n'est pas le cas de ses voisins. « Les chalets ont été détruits comme jamais auparavant, la maison de mes parents juste à côté, les premiers à avoir construit sur cette plage, est dans un état désastreux, les fenêtres ont explosé. »

L'inquiétude guette un peu tout le monde dans le secteur. « Je suis inquiète que l'eau soit contaminée avec tous ses déchets, comment ça peut être nettoyé, il n'y aura peut être pas de baignade cet été. »

Aide gouvernementale

John Thurrot considère que tout le monde devrait recevoir de l'aide gouvernementale, autant les propriétaires de maison et que ceux qui ont des chalets. Ce sont les pires inondations de l'histoire du Nouveau-Brunswick; elles dépassent celles de 2008 et de 1973 et il y en aura d'autres, croit John Thurrott.

À l'avenir, les propriétaires devront aussi collaborer. « Il faudra construire plus haut, dit-il, mais les gens reviendront, parce qu'ils aiment cet endroit. Des familles sont établies ici depuis des générations. »

John Thurrott va prier pour que les vents soient cléments dans les prochains jours. Car même si le niveau de l'eau commence à baisser, Princess Park n'est pas à l'abri d'un vent du sud qui pourrait ramener des vagues et des débris.

D'après le reportage de Nicolas Steinbach

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