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IntelliProspérité : un pari pour l'économie, l'environnement... et l'unité

Présent à Vancouver pour parler de changements climatiques, le premier ministre Justin Trudeau a lancé une initiative baptisée IntelliProspérité visant à développer une nouvelle approche pancanadienne pour l'environnement et l'économie. Le premier ministre espère ainsi réconcilier l'est et l'ouest, qui se déchirent sur les questions énergétiques.

Un texte de Anne-Diandra Louarn

Tandis que le Québec vient de réclamer une injonction contre la société albertaine TransCanada, Justin Trudeau, pour sa part, veut jouer la carte de l'apaisement. « Lorsqu'on voit la diversité des positions, c'est un plus grand défi de trouver un terrain d'entente [..] mais de multiples perspectives apportent de meilleures solutions », a-t-il avancé en anglais, prônant le rassemblement autour d'une même politique de croissance verte.

Mais la partie semble loin d'être gagnée pour Justin Trudeau. Symbole des difficultés à venir, le premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall a déjà annoncé qu'il refusait toute politique de tarification du carbone. C'est pourtant le nerf de la guerre et l'un des sujets principaux que Justin Trudeau abordera jeudi à l'occasion de la réunion des premiers ministres provinciaux et territoriaux. Il sera aussi question d'innovation verte, d'adaptation et de résilience.

Dans ce contexte, la coalition IntelliProspérité doit se doter d'une feuille de route fédératrice et d'une nouvelle manière de penser l'économie. Elle est composée de chefs d'entreprise, de groupes de réflexion, de membres des Premières Nations et de syndicats dont l'objectif est d'accélérer la transition du Canada vers une économie « forte, durable et compétitive ».

Et de poursuivre en taclant son prédécesseur : « L'une des responsabilités fondamentales en tant que premier ministre est de mettre nos ressources sur le marché. Au 21e siècle, cela signifie le faire de manière responsable. [...] Le gouvernement précédent pensait qu'en marginalisant les voix dissidentes il serait plus facile de mettre notre énergie sur le marché. »

Justin Trudeau croit que rendre l'économie plus verte est une chance pour le pays plutôt qu'une obligation découlant de l'accord de Paris.

Les discussions sur les changements climatiques auront lieu plus tard cette semaine.

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