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Interdiction de vol : un Ontarien coincé à Amsterdam

Un homme de Markham, en banlieue de Toronto, raconte qu'il est bloqué aux Pays-Bas depuis mercredi parce que son nom se retrouve sur une liste américaine de passagers interdits.

Nanak Partap Singh rentrait d'Inde et faisait escale à Amsterdam, lorsque sa compagnie aérienne, KLM, l'a avisé qu'il ne pouvait pas monter à bord du vol pour Toronto.

Sa valise a été retirée de la soute, alors que les autres passagers étaient informés de la raison pour laquelle le vol était retardé. Une situation « humiliante » pour lui, ajoute M. Singh.

Ce dernier affirme que l'ambassade canadienne à La Haye lui a dit qu'il devait lui-même contacter les autorités américaines pour faire retirer son nom de la liste noire.

Joint au téléphone, le résident de Makham précise qu'il n'a rien à se reprocher.

Vendredi, Ottawa a affirmé que Nanak Partap Singh recevrait finalement une aide consulaire du Canada.

En attendant de rentrer au pays, il vit dans un temple sikh d'Amsterdam sans argent ni vêtements de rechange, puisque la compagnie KLM a conservé ses bagages.

Le transporteur attend une lettre de l'ambassade canadienne qui puisse blanchir l'Ontarien de tout soupçon avant de l'accepter à bord de l'un de ses appareils.

Au début 2016, nombre de Canadiens, incluant les parents d'enfants dont le nom s'était retrouvé par erreur sur des listes noires, s'étaient plaints d'avoir été retardés injustement ou d'avoir carrément raté leur vol.

En juin dernier, le ministre canadien de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait annoncé la création d'un bureau fédéral pour traiter les plaintes des voyageurs faussement ciblés. Toutefois, Ottawa avait précisé que la mise en place du nouveau système pourrait prendre 18 mois.

Le bureau du ministre Goodale n'a pas voulu commenter le cas de M. Singh, mais affirme que tout répertoire étranger de passagers interdits n'est pas de sa responsabilité.

M. Bardsley explique que les Canadiens qui se retrouvent sur une liste noire américaine peuvent se plaindre auprès du U.S. Traveler Redress Inquiry Program.

C'est aussi ce que répondent les services frontaliers américains, qui refusent de commenter le cas de M. Singh, citant la « protection de la vie privée ».

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