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Interdit de séjour aux États-Unis : des avocats se mobilisent dans les aéroports canadiens

Des avocats en immigration offrent leurs services gratuitement vendredi, dans les grands aéroports du Canada, incluant ceux de Toronto, de Vancouver, de Winnipeg et de Montréal au besoin, pour s'assurer que des musulmans ne soient pas pénalisés par le nouvel interdit de séjour de Donald Trump.

L’interdit, qui est entré en vigueur jeudi soir, empêche les voyageurs de six pays à majorité musulmane (Syrie, Libye, Iran, Soudan, Somalie et Yémen) de se rendre aux États-Unis, à moins qu’ils n’aient une « relation de bonne foi avec une personne ou une entité aux États-Unis ».

L'admission de tout réfugié est aussi bloquée pendant 120 jours.

Or, la mesure censée prévenir l'arrivée de « terroristes étrangers » soulève des enjeux légaux au Canada, entre autres à l’aéroport Pearson, où des douaniers américains assurent chaque jour le prédédouanement de milliers de passagers à destination des États-Unis.

M. Shefman dit que des avocats bénévoles de son groupe sont dans les aéroports canadiens vendredi, pour s’assurer que les voyageurs musulmans, même s’ils ne sont pas ressortissants des pays visés, ne soient pas « pris dans les maillons », comme cela a été le cas lors du dernier décret présidentiel.

Violation de la Charte?

De son côté, la professeure de droit Audrey Macklin, de l’Université de Toronto, affirme que le nouvel interdit du président Trump demeure « très discriminatoire », parce qu’il cible des individus selon leur origine nationale.

De son côté, Sécurité publique Canada « évalue » la situation, indique la porte-parole, Karine Martel.

Elle ajoute ceci : « Les activités de prédédouanement américain au Canada doivent se dérouler conformément aux lois canadiennes, incluant la Charte canadienne des droits et libertés, la Déclaration canadienne des droits et la Loi canadienne sur les droits de la personne. »

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