Retour

Irma force les touristes à quitter les Antilles

Branle-bas de combat chez les touristes se trouvant aux Antilles ou devant s'y rendre prochainement. L'ouragan Irma, la plus puissante tempête jamais enregistrée dans cette région de l'Atlantique, doit s'y abattre mardi ou mercredi.

Séjours écourtés, voyageurs rapatriés, billets remboursés... Les touristes d'ici et d'ailleurs qui espéraient profiter des conditions météorologiques habituellement agréables des Antilles et des Caraïbes ont dû changer rapidement leurs plans, alors que la région menacée par Irma se prépare au pire.

À l'aéroport de Montréal, on faisait contre mauvaise fortune bon coeur : « C'est une question de bon sens, lance ainsi une voyageuse. Ce n'est pas sécuritaire, alors nous allons rester ici. »

Plusieurs transporteurs aériens ont déjà annoncé des mesures d'urgence pour rapatrier leurs clients se trouvant dans la région visée par l'ouragan.

Chez Air Canada, par exemple, on annonce qu'il est possible de modifier des réservations pour des destinations des Caraïbes. Ces modifications s'ajoutent à une augmentation du nombre de vols du transporteur en provenance de la République dominicaine, de Cuba et de la Floride, toutes des régions menacées par Irma.

Quant aux voyageurs s'étant rendus sur les îles d'Antigua et de Providenciales, ceux-ci « sont déjà sur des vols en route vers Toronto », précise-t-on par courriel.

Chez Air Transat, on a activé la « politique ouragan » pour la République dominicaine, Haïti et Cuba.

Cette politique mentionne que si des voyageurs en provenance du Canada sont évacués ou rapatriés plus de 48 h après leur départ, « ils auront droit à un crédit-voyage d’un montant correspondant aux jours inutilisés de la portion hébergement du forfait ».

Quant à la situation en Floride, elle est évaluée par l'entreprise en fonction des informations transmises par le Centre national des ouragans des États-Unis.

Dans un courriel transmis à Radio-Canada, WestJet invite ses passagers à examiner le statut de leur vol avant de se rendre à l'aéroport.

« Nous sommes là pour vous aider, alors nous avons mis en place des politiques de modification et d'annulation flexibles », plaide-t-on.

L'entreprise Sunwing doit de son côté annoncer, plus tard mardi, ses politiques en lien avec la situation.

Barricades et provisions

Classé comme un ouragan de catégorie 5, soit la catégorie la plus dangereuse, Irma est accompagné de vents soufflant à près de 300 km/h, et pourrait déverser jusqu'à 25 centimètres de pluie, en plus de provoquer des glissements de terrain et des crues éclair, et d'engendrer des vagues de sept mètres.

Les habitants des diverses îles se trouvant sur le parcours de l'ouragan sont à pied d'oeuvre pour se préparer au pire. Fenêtres placardées, bateaux retirés des marinas, étagères de supermarchés vidées par des gens désireux de faire des provisions, soldats et équipes de secours déjà sur place... Irma est attendu de pied ferme.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine