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Islamophobie : il faut poursuivre la réflexion, dit Trudeau

Un an après l'attentat de Québec, le premier ministre Justin Trudeau a exhorté les Canadiens à combattre l'islamophobie et « toute forme de discrimination ».

Un texte de Charles D’Amboise

Devant plusieurs centaines de citoyens réunis lundi soir à Québec, M. Trudeau a souhaité qu’une réflexion sur l’islamophobie se poursuive.

« L’islamophobie, ça nous dérange. C’est une réflexion qu’il va falloir avoir en tant que société. Creuser et se demander pourquoi ça nous dérange », a insisté le premier ministre.

« On a tous peur, des fois. On a peur de l’inconnu, on a peur de l’étranger. Il faut passer au-delà de ça, mes amis. Il faut reconnaître nos propres faiblesses, nos propres craintes. Il ne faut pas faire semblant que ça n’existe pas. »

Entouré de dignitaires et de proches des victimes, le premier ministre a décoché une flèche à La Meute, ce groupe identitaire d'extrême droite hostile à l’immigration.

« C’est facile de condamner le racisme, l’intolérance et les discriminations contre la communauté musulmane. On sait c’est qui. C’est les racistes, c’est l’autre, c’est les nonos qui se promènent avec une patte de chien sur le t-shirt », a-t-il déclaré.

D'autres politiciens ont également pris la parole lors de ces activités de commémoration. Voici ce qu’ils ont dit.

Philippe Couillard, premier ministre du Québec

« L'islamophobie, l’antisémitisme, le racisme envers les personnes de couleur, l'homophobie : toutes ces manifestations de rejet doivent être condamnées avec force, mais par la non-violence. »

« Ce que j’ai retenu - et je tiens à le dire aux Québécois et aux Québécoises de confession musulmane qui sont ici à Québec -, c’est mon admiration pour ces gens qui, dans les jours qui ont suivi l’horreur, l’attaque, ont eu des mots de pardon. Des mots pour apaiser, pour rassurer tous les Québécois. Pensez-y, quel courage il faut, alors qu’on souffre tant soit même, pour offrir le pardon et l'abnégation. On leur doit beaucoup pour cette démonstration profonde d’humanité. »

Régis Labeaume, maire de Québec

« Je refuse que ma ville soit associée à la violence et à la haine. Condamnons ce soir et demain tous ceux qui soufflent sur les braises de l’islamophobie et le racisme. »

« Ma ville est une ville de tolérance, ouverte et accueillante, et ce soir, ma ville pleure ses citoyens disparus et honore leur mémoire. Pensons également à deux personnes qui doivent vivre cruellement ce soir le souvenir de cet événement : monsieur et madame Bisonnette. »

Valérie Plante, mairesse de Montréal

« Je suis une Montréalaise, mais je suis aussi une maman qui a dû raconter à ses enfants l'année dernière ce qui s'est passé. On ne trouve pas les mots pour expliquer cette tragédie, cet acte ignoble qui a été fait par un individu qui s'est attaqué à une population, à des gens qui faisaient la prière. »

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