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Ismaël Habib coupable de menaces de mort envers une ancienne fréquentation

Moins de deux semaines après avoir été reconnu coupable d'avoir voulu quitter le Canada pour rejoindre une organisation terroriste à l'étranger, Ismaël Habib a été déclaré coupable de trois des quatre chefs d'accusation qui pesaient contre lui dans une autre affaire impliquant une ancienne amie de coeur, jeudi, au palais de justice de Gatineau.

La juge a reconnu M. Habib coupable de harcèlement à l'endroit de cette femme, considérant qu'il l'a conduite dans un état de peur, en la forçant notamment à visionner des vidéos de combat djihadiste.

Il a aussi voulu la forcer à porter un voile contre son gré et exigeait qu'elle abandonne son emploi, parce qu'elle y côtoyait des hommes.

Ismaël Habib a aussi été jugé coupable d'avoir proféré des menaces de mort. Il a déclaré à la victime qu'il avait l'intention de mettre une bombe sous sa voiture, si elle le dénonçait à la police.

Finalement, l'accusé est coupable d'avoir eu en sa possession un faux permis de conduire. Toutefois, il a soutenu ne pas l'avoir utilisé. La juge a cru cette version des faits et a acquitté M. Habib du chef d'emploi d'un document contrefait.

Peine à venir

Ismaël Habib doit comparaître de nouveau au palais de justice de Gatineau le 14 août pour connaître sa peine.

« En matière de menaces, la peine maximale est de 18 mois et en matière de harcèlement, la peine maximale étant de 6 mois, je vous dirais que ce que j'entends demander est autour du 15 à 17 mois », a déclaré la procureure aux poursuites criminelles et pénales Marie-Josée Genest.

Selon Me Genest, la peine qui sera imposée à M. Habib, dans le cadre de son autre procès pour avoir voulu quitter le Canada pour rejoindre une organisation terroriste à l'étranger, devrait être prise en considération.

Or, l'avocat de l'accusé compte demander au tribunal gatinois de lui imposer une peine pour les trois chefs dont il a été reconnu coupable jeudi, en faisant abstraction de son procès montréalais pour djihadisme.

« Je comprends qu'il y a tout un historique qui l'entoure, mais je vais demander qu'il soit sentencé comme un citoyen canadien ordinaire. C'est-à-dire [que] lorsque ces infractions-là sont arrivées, il n'était pas question de ce qui s'est passé à Montréal par la suite », a expliqué Jacques Belley.

D'après les informations du journaliste Jérôme Bergeron

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