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« J'aime penser que je suis le Bernie Sanders de la course » - Jean-François Lisée

Jean-François Lisée a dressé un parallèle entre lui et Bernie Sanders, candidat à l'investiture démocrate en vue de la présidentielle américaine, vendredi, lorsqu'il s'est présenté à la permanence du Parti québécois pour officialiser sa candidature dans la course à la direction de la formation souverainiste.

Le député de Rosemont est arrivé sur place en exhibant une boîte contenant 2143 signatures de militants péquistes recueillies dans 70 circonscriptions réparties dans 15 régions du Québec. Le PQ demande 1500 signatures, provenant de 45 circonscriptions dans 7 régions.

Bien que le parti demande également aux candidats de verser un premier dépôt de garantie de 10 000 $ d'ici la fin juin - 10 000 $ supplémentaires étant demandés pour la fin août - M. Lisée a en outre décidé de verser la somme requise au complet.

« Le nombre de dons qu'on a obtenus est tellement important qu'on a décidé, nous, de verser, aujourd'hui, le 20 000 $ » a-t-il expliqué aux journalistes et à la poignée de partisans qui étaient venus l'accueillir à la permanence. 

M. Lisée dit être parvenu à ces résultats malgré le fait qu'il avait pris deux semaines avant de se lancer dans la course, contrairement à d'autres collègues « qui savaient qu'ils voulaient tout de suite être candidats » après la démission de Pierre Karl Péladeau.

« Je suis parti en retard comme la tortue de la fable, mais on accélère, et on accélère tellement bien que maintenant on a plus de donateurs individuels dans notre campagne que toutes les campagnes réunies », a-t-il lancé.

« J'aime penser que je suis le Bernie Sanders de la course à la direction du PQ », a-t-il poursuivi, en se réclamant des positions du candidat démocrate quant à l'égalité des chances et à sa façon de faire campagne.

« C'est quelqu'un qui a des cheveux blancs, c'est quelqu'un qui est audacieux, c'est quelqu'un qui parle à la jeunesse, c'est quelqu'un qui a des idées pour transformer les choses, c'est quelqu'un qui voit la réalité en face et qui propose des façons de la changer », a expliqué M. Lisée.

Jean-François Lisée est le deuxième candidat à remplir toutes les conditions nécessaires pour officialiser sa candidature, après Véronique Hivon. Alexandre Cloutier a déposé son bulletin de candidature et les signatures requises, mais pas la somme demandée.

Martine Ouellet et Paul St-Pierre Plamondon sont les deux autres candidats déclarés dont la candidature doit être validée par le parti.

Ouellet prône le retour des COFI

Martine Ouellet a pour sa part annoncé vendredi qu'elle prône un virage dans la façon d'accueillir les immigrants, qui passe notamment par le retour des COFI, ces centres d'orientation qui avaient jadis été abolis pour des raisons de compressions budgétaires.

La députée de Vachon n'a pas précisé quel objectif d'immigration elle souhaiterait atteindre si elle devenait chef du PQ puis première ministre. Selon elle, le Québec doit accueillir le nombre d'immigrants qu'il se donne les moyens d'accueillir.

Or, pour le moment, à ses yeux, le Québec n'en fait pas assez en termes de cours de francisation, de cours d'histoire, de reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants et d'accès à l'emploi.

Les COFI ou Centres d'orientation et de formation pour les immigrants étaient reconnus, à l'époque, comme de francs succès. Les nouveaux arrivants pouvaient y bénéficier non seulement de cours de francisation, mais également d'accompagnement sous diverses formes et d'information sur les différentes ressources qui s'offraient à eux.

Ils ont été abolis en 2000, lors d'une vague de compressions effectuées par le gouvernement dans le but de retrouver l'équilibre budgétaire.

Hivon propose des psychothérapies payées par l'État

Véronique Hivon a pour sa part annoncé dans une entrevue accordée au quotidien Le Soleil qu'elle préconise d'inclure les traitements de psychothérapie dans le panier de services offerts par le régime public, dans le cadre d'une « révolution » dans le domaine de la santé qui mettrait l'accent sur la prévention.

Selon elle, cette approche permettrait de venir en aide aux gens dès l'apparition de problèmes de dépression ou d'anxiété, réduirait l'absentéisme au travail et aurait un effet positif sur d'autres problèmes sociaux, dont l'itinérance, la toxicomanie et le suicide.

La députée de Joliette estime que cette approche permettrait à l'État de faire des économies de plus de 600 millions de dollars par année et d'éviter de nombreuses hospitalisations.

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