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« J’étais sûre que c’était fini », témoigne une voyageuse québécoise

Une journée après l'attaque à l'aéroport de Fort Lauderdale, des voyageurs québécois sont sous le choc et réalisent leur chance d'être encore en vie.

La Floride est une destination prisée par les touristes du Québec et plusieurs voyageurs demeurent coincés sur place. L’équipe de Radio-Canada dépêchée sur place a interviewé certains d’entre eux.

L'ex-hockeyeur, Yvon Lambert, et sa conjointe, Danielle Caron, étaient présents à l'aérogare 2 où le tireur a fait feu. Ils étaient tous deux assis dans un restaurant-bar. Ils venaient de passer leurs vacances de Noël en Floride.

J’étais sûre que c’était fini. J’ai essayé de me cacher le plus possible [entre] les chaises. On attend le coup. Ils sont un, deux ou trois… on ne sait pas. C’est la panique totale!

Danielle Caron, voyageuse québécoise

Son mari décrit également l'effroi qu'il a ressenti. Tout s'est passé très rapidement, selon lui.

De voir autant de gens partir à courir, crier, sauter... Les trois quarts du restaurant étaient sens dessus dessous […] Les verres ont cassé par terre. [...] Nous étions une vingtaine qui sommes restés par terre. Nous n'avons pas bougé de là.

Yvon Lambert

La fusillade a fait cinq morts et six blessés, dont trois se trouvent aux soins intensifs, à l'Aéroport international de Fort Lauderdale-Hollywood.

Des responsables ont indiqué que le tireur, un ex-militaire âgé de 26 ans, disposait d'une arme de poing semi-automatique 9 mm. Esteban Santiago devrait comparaître en cour lundi.

Il était arrivé de l'Alaska peu avant 13 h, par un vol en correspondance. L'arme utilisée avait été enregistrée dans son bagage en soute, ce qui est légal aux États-Unis. Après avoir récupéré son arme, l'homme se serait rendu dans les toilettes pour la charger avant de passer à l'acte.

Il a ouvert le feu en direction de passagers qui attendaient leurs bagages.

Pris dans un avion pendant des heures

Daniel Bertrand et sa conjointe Maryse sont, de leur côté, demeurés immobilisés plusieurs heures dans leur avion.

Ils arrivaient à Fort Lauderdale pour passer une partie de l’hiver en Floride. Le couple voyait des camions de pompiers sans savoir ce qui se passait.

Les passagers de leur vol sont restés à l'intérieur de l'appareil de 13 h à 21 h.

La question se pose toujours. Va-t-il se passer quelque chose? Mais à voir les hélicoptères, les voitures de police et tout ce qu’il y avait autour, nous [sentions] que nous étions très bien pris en charge.

Daniel Bertrand

Une famille de Shawinigan a également été coincée durant plusieurs heures sur le tarmac de l'Aéroport international de Fort Lauderdale.

Pierre Régis, sa mère, sa conjointe et ses deux enfants de 8 et 10 ans attendaient de prendre l'avion pour revenir au Canada quand ils ont entendu ce qui leur semblait être des coups de feu.

Un agent a vite demandé aux voyageurs de sortir de l'aéroport, a-t-il raconté en entrevue à l'émission 360 PM.

M. Régis a tout de suite compris l'ampleur des événements et incité sa famille à se déplacer rapidement.

En se rendant à l'extérieur, la famille a perdu de vue le plus jeune des deux fils durant 30 longues minutes. Pierre Régis a averti les agents de la paix, mais une famille de Mexicains a finalement aidé l'enfant à retrouver les siens.

Un homme orginaire de Subbury en Ontario, Denis Constantineau, a quant à lui témoigné de la confusion qui régnait à l'aérogare 2 au moment de la fusillade.

C'était vraiment le chaos. Des agents de sécurité ont commencé à courir et nous ont demandé de nous coucher par terre. On a entendu des coups de feu.

Denis Constantineau

Dès qu'il a pu, il a déguerpi par une porte de sortie sur le tarmac.

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