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Jane Philpott réaffirme son soutien aux sites d’injection supervisée

Bien qu'Ottawa n'ait pas l'intention, pour l'heure, d'abroger la loi C-2 instaurée par le précédent gouvernement conservateur, la ministre fédérale de la Santé Jane Philpott a tenu à clarifier sa position sur le sujet et notamment sur l'utilité des sites d'injection supervisée.

Entre déception et inquiétude, depuis mercredi, la petite phrase de Jane Philpott a créé des remous, particulièrement chez les activistes. Lors de son passage à Vancouver à l'Assemblée annuelle de l'Association médicale canadienne, la ministre a balayé d'un revers de manche la possibilité de supprimer la loi C-2, connue comme la loi du gouvernement Harper pour le respect des communautés.

Le texte adopté l'année dernière a été fortement critiqué par les activistes qui estiment qu'il complique fortement la tâche des municipalités souhaitant ouvrir des sites d'injection supervisée.

Invitée dans l'émission On The Coast de CBC Vancouver, Jane Philpott s'est défendu d'être contradictoire en disant soutenir les politiques de réduction des risques, tout en refusant de toucher à la loi C-2 pour le moment.

« Nous avons entendu les inquiétudes concernant la loi et la possibilité qu'elle soit à l'origine d'obstacles injustifiés, assure la ministre. Ouvrir un site d'injection requiert une exemption en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Il s'agit d'un texte fédéral, donc le fédéral est impliqué dans la procédure. J'ai demandé à mon ministère de travailler en étroite collaboration avec les communautés qui ont déjà exprimé un intérêt ».

Répondre au plus vite à la crise des surdoses

Jane Philpott affirme en outre que l'accès aux divers établissements de prévention et réduction des risques, dont les sites d'injection supervisée, sont des dossiers sur lesquels le ministère doit encore travailler. « Si on se rend compte que la législation doit être changée, nous y sommes tout à fait ouverts », a-t-elle ajouté, précisant que cela n'interviendrait pas avant plusieurs semaines, notamment car la nouvelle session parlementaire n'avait pas encore commencé.

En attendant, elle promet que le ministère fait son possible pour traiter au plus vite les demandes en cours afin que les sites puissent ouvrir rapidement. « Notre approche n'est pas d'attendre de voir ce qu'il va se passer, mais vraiment de travailler très activement sur ces dossiers », a-t-elle ajouté, consciente que la crise des surdoses est critique dans certaines régions.

Depuis le début de l'année, la Colombie-Britannique a dénombré plus de 740 surdoses mortelles, une augmentation de 47 % comparé à l'année dernière. La province a déclaré l'état d'urgence sanitaire en avril dernier.

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