Le comédien Jerry Lewis, dont la carrière se décline en plus de 50 longs métrages, entre autres, est décédé dimanche à l'âge de 91 ans dans sa maison de Las Vegas.

Né Joseph Levitch à Newark, au New Jersey, le 16 mars 1926, dans une famille juive d'origine russe, l'acteur au visage poupin semblait avoir conservé toute son enfance au fond de son regard étonné.

Sa rencontre avec le chanteur Dean Martin, en 1946, a été déterminante. Après leur participation au fameux Ed Sullivan Show en 1948, ils ont été engagés par la société Paramount Pictures et ont séduit le public dès leur premier film, My friend Irma (Ma bonne amie Irma).

Dix ans plus tard, ils ont chacun décidé de faire carrière en solo.

Jerry Lewis a connu le succès en incarnant des rôles de comique absurde, dans des films comme The Ladies Man (Le tombeur de ces dames, 1961) ou The Nutty Professor (Docteur Jerry et Mister Love, 1963).

Acteur dans plus de 50 films, il aimait particulièrement jongler avec les infirmités et arborait souvent des fausses dents ou un faux nez.

Il s'est également illustré derrière la caméra, endossant les rôles de scénariste, de réalisateur et de producteur.

Devenu professeur de cinéma à l'Université de Californie du Sud, il a entre autres réalisé Which Way to the Front (Ya ya mon général!) en 1970, un hommage à Charlie Chaplin.

Très populaire en Europe, il a été décoré en 1984 de la Légion d'honneur française par Jack Lang, alors ministre de la Culture.

Parallèlement à sa carrière artistique, Jerry Lewis s'est rapidement associé à la lutte contre la dystrophie musculaire en organisant en 1966 un téléthon qui aura permis d'accumuler, à la fin des années 2000, près de deux milliards de dollars.

Son engagement constant dans cette lutte lui a notamment valu une nomination au prix Nobel de la paix.

Ce père de sept enfants s'est aussi impliqué dans des activités pour venir en aide aux handicapés physiques et mentaux.

Il était atteint de graves problèmes de santé depuis une chute importante en 1965, et avait employé une série de remèdes sophistiqués.

Après 10 ans d'absence au cinéma, « l'idiot burlesque » a renoué avec son public en 1980 dans Hardly Working (Au boulot Jerry), avant de se voir offrir deux rôles dramatiques, d'abord par Martin Scorsese dans The King of Comedy (La valse des pantins) en 1983, puis par Emir Kusturica dans Arizona Dream en 1991.

Son dernier rôle a été celui du père vieillissant de Nicolas Cage dans The Trust (Le casse), sorti en 2016.

Toute une génération d'humoristes en deuil

Dès l'annonce de son décès dimanche, ses admirateurs ont pris d'assaut les réseaux sociaux pour exprimer leur tristesse et remercier le « roi de la comédie », partageant photos et extraits vidéo des meilleurs moments de l'acteur.

Le fondateur du Festival Juste pour rire, Gilbert Rozon, l'a notamment qualifié de « géant de la comédie ».

M. Rozon a eu la chance de rencontrer le célèbre acteur lors de ses passages à Montréal. S'il n'était pas toujours facile de travailler avec Jerry Lewis, dit-il, le plus important demeure son « œuvre monumentale », un héritage que M. Rozon compare à celui de Charlie Chaplin.

L'acteur Jim Carrey a également rendu hommage à M. Lewis, écrivant sur Twitter : « Ce bouffon n’était pas un idiot. Jerry Lewis était un génie, un don du ciel, le meilleur de la comédie. Je suis là parce qu’il y était ».

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