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Jeux Invictus : optimiser l'héritage des Jeux panams

Toronto aurait-elle décroché l'organisation des Jeux Invictus si elle n'avait pas accueilli, deux ans plus tôt, les Jeux panaméricains? La tâche aurait certainement été plus complexe et le projet, beaucoup plus coûteux.

Un texte de Mathieu Simard

La modernisation des infrastructures sportives déjà existantes et la construction de nouvelles installations en prévision du grand rendez-vous sportif des Amériques ont certainement bonifié la candidature de la Ville Reine et ont permis de réduire le budget des Jeux Invictus.

Les militaires et les vétérans qui prennent part aux Jeux Invictus cette semaine s'exécuteront sur la piste d'athlétisme du stade York Lions de l'université York ou encore, ils sauteront dans la piscine du Centre sportif panaméricain de Toronto. Deux installations construites à l'occasion de Toronto 2015.

L'événement d'envergure a laissé en héritage des infrastructures à la fine pointe de la technologie sportive, qui respectent les normes internationales.

« La mise à niveau des centres sportifs à travers la région métropolitaine de Toronto nous a permis de devenir une destination attrayante pour les événements internationaux », explique l'expert en sports et professeur à l'Université de Toronto, Bruce Kidd.

La présidente de l'Université York, Rhonda Lenton, fait le même constat : le nouveau stade d'athlétisme de son université facilite aujourd'hui la tenue de grands rendez-vous sportifs.

« Nous avons accueilli sur ce site les Jeux panaméricains, les Jeux parapanaméricains, les Jeux autochtones de l'Amérique du Nord, et maintenant c'est un honneur d'accueillir également les Jeux Invictus », explique-t-elle.

Un budget moins important

Les Jeux panam avaient un budget total d'immobilisations estimé à 674 millions de dollars, ce qui a permis de construire ou de rénover 26 sites de compétition.

Le budget des Jeux Invictus est certes beaucoup plus modeste : 37,5 millions de dollars répartis entre les gouvernements fédéral et provincial et la fondation True Patriot Love. Si le coût total pour l'organisation des jeux est moins élevé, il en va de même pour les retombées économiques de l'événement.

Selon Bruce Kidd, les Jeux Invictus n'ont pas eu besoin d'un investissement en infrastructure comme cela a été le cas pour la préparation des Jeux panam de 2015, puisque les « installations sont déjà existantes ». La stimulation de l'économie locale ne sera donc pas du même ordre.

Les compétitions comptent aussi moins de participants et attirent moins de spectateurs, ce qui se traduira par des dépenses moins importantes dans les commerces et les hôtels de la ville.

Néamoins, Bruce Kidd pense que la tenue des Jeux Invictus offre un « avantage marketing » à Toronto qui devrait aider la ville à attirer d'autres événements internationaux.

Vente de billets encourageante

La cérémonie d'ouverture des Jeux Invictus a été tenue à guichet fermé au Centre Air Canada samedi soir et déjà, toutes les places disponibles se sont envolées pour la cérémonie de clôture.

Samedi, le comité organisateur a annoncé qu'il ne reste que quelques billets disponibles en ligne pour assister aux compétitions sportives.

Des ventes « bien au-delà des attentes » du président-directeur général des Jeux, Michael Burns. « Je suis sur un nuage », a-t-il affirmé, tout sourire, en conférence de presse.

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