S'il en fallait une autre, les apôtres d'une candidature olympique de Toronto pour les Jeux olympiques de 2024 ont une raison supplémentaire de se réjouir.

Le Comité olympique des États-Unis (USOC) a mis fin au dossier de candidature de la rivale américaine et géographique, Boston.

C'est ce qu'a confirmé le porte-parole de l'USOC, Patrick Sandusky, lundi après-midi. Toutefois, l'organisation tentera de trouver d'autres villes américaines intéressées par une candidature olympique pour 2024.

Plus tôt en journée, le maire de Boston, Martin Walsh, avait affirmé qu'il ne signerait pas d'entente pour présenter officiellement sa candidature au Comité international olympique (CIO) sans connaître davantage les implications financières du projet.

Sans affirmer que le projet était abandonné, M. Walsh avait clairement laissé entendre que cette option était sur la table.

« Si, pour aller de l'avant, il faut s'engager dès maintenant à signer le contrat, alors Boston se retirera de la course à l'obtention des Jeux olympiques et paralympiques de 2024. »

Dans ce que plusieurs médias ont décrit comme une très brève et très sèche conférence de presse, le maire avait lancé la balle dans le camp de son partenaire de négociations, l'USOC.

« C'est un engagement que je ne peux pas prendre sans avoir la garantie que les citoyens de Boston seront protégés [dans cette aventure]. Je refuse d'hypothéquer l'avenir de la ville. Je refuse d'exposer les résidents à de possibles dépassements de coûts. Et je refuse de signer une entente qui fait porter le fardeau financier des Jeux olympiques aux contribuables », a déclaré, péremptoire, Martin Walsh.

Après avoir livré son message, le maire avait souhaité que ses propos donnent matière à réflexion au Comité olympique américain.

« Il faudra voir comment l'USOC répond à ça aujourd'hui. »

La réponse est venue quelques heures plus tard...

À l'image des Bostoniens

La candidature de Boston, élue par l'USOC en janvier dernier, ne faisait pas le bonheur de tous. À commencer par sa population.

Au lendemain du choix de la ville du Massachusetts, au détriment de Los Angeles, San Francisco et Washington, l'appui populaire se chiffrait juste au-dessus de la barre psychologique des 50 % (51), selon un sondage mené par WBUR, une radio de la région bostonienne.

Ces mêmes sondeurs sont revenus à la charge quelques fois depuis. En mars, 36 % des citoyens se disaient pour une candidature olympique, un plancher depuis la sélection de l'USOC.

Jamais la barre n'est remontée au-dessus des 40 %.

De son côté, le gouverneur du Massachusetts, Charlie Baker, attend les résultats d'une étude du groupe Brattle avant de se prononcer. Cette firme américaine de consultants a été embauchée par l'État pour évaluer les risques financiers pour la Ville, les assurances et la refonte nécessaire des infrastructures. Son rapport est attendu vers la mi-août.

Sur les réseaux sociaux, des champignons empoisonnés pour la candidature se sont mis à pousser, comme No Boston Olympics et No Boston 2024.

Paris, Rome, Budapest et Hambourg ont aussi fait part de leurs intentions de se lancer dans la course. Il faudra donc faire face à des rivales pour le moins sérieuses advenant que le maire et l'USOC trouvent un terrain d'entente. Mais pour l'instant, rien n'est moins sûr.

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