Dans Eglinton-Lawrence, le ministre sortant des Finances, Joe Olivier, brigue à nouveau les suffrages dans une lutte qui promettait de se passer à trois, avec le candidat libéral Marco Mendicino et le néo-démocrate Andrew Thomson. On assiste plutôt à un duel entre conservateurs et libéraux.

Un texte de Philippe Leblanc

C'est plutôt le candidat libéral Marco Mendicino qui livre une bataille serrée. L'ex-procureur a remporté l'investiture du parti contre toute attente en défaisant la transfuge conservatrice Eve Adams.

Il sent que les électeurs sont de plus en plus réceptifs dans cette circonscription à forte tradition libérale. « C'est parce que les gens sont vraiment fatigués de monsieur Harper, soutient-il. »

Où est Joe Oliver?

Joe Oliver, qui a remporté Eglinton-Lawrence en 2011 avec près de 47 % des votes, a été sévèrement critiqué depuis le début de la campagne pour son absence dans les médias malgré les soubresauts de l'économie. « Je suis concentré sur la campagne électorale », se défend-il.

Déjà en 2011, la lutte s'était passée entre libéraux et conservateurs; Joe Oliver avait remporté la circonscription par 4000 voix d'écart. Regardez le résultat bureau de vote par bureau de vote dans la carte ci-dessous.

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Andrew Thomson éclipsé

En se promenant dans les rues d'Eglinton-Lawrence, circonscription clé située du nord de Toronto, on remarque rapidement que la lutte à trois annoncée par les analystes politiques n'a pas lieu.

« C'est difficile de prédire un vainqueur ici, affirme Bob McElhinney, un électeur qui habite la circonscription depuis 46 ans. Tout va dépendre de la campagne nationale, puisqu'il n'y a aucun enjeu local. »

Pourtant, le NPD compte sur un candidat-vedette dans Eglinton Lawrence, l'ancien ministre des Finances de la Saskatchewan Andrew Thomson. Il devait mener une chaude lutte à saveur économique au député sortant conservateur et ministre des Finances, Joe Oliver.

Son équipe n'a d'ailleurs pas répondu à nos nombreuses demandes d'entrevues

Quant à Paul Jameison, un autre électeur de la circonscription, il hésite à faire son choix. Il aime certains aspects de la plateforme conservatrice, mais certaines positions du parti lui déplaisent en même temps. « Je n'aime pas que Joe Oliver et les conservateurs rejettent le projet de régime de retraite provincial de l'Ontario, affirme-t-il. S'ils ne l'appuient pas, qu'ils ne l'empêchent pas de se réaliser au moins. »

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