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Jonathan Bettez surveillé sans relâche par la SQ au cours de la dernière année

Jonathan Bettez a été traqué, littéralement, par les policiers de la Sûreté du Québec, dans l'année précédant son arrestation du 29 août dernier. Une surveillance qui s'est intensifiée à partir du 11 décembre 2015.

Quelques jours plus tard, les policiers ont installé un dispositif sur son véhicule, un Infiniti G35, leur permettant de suivre ses allées et venues durant plus de sept mois.

C’est ce qu’a pu apprendre Radio-Canada dans les dénonciations des policiers de la SQ, qui ont servi à son arrestation, le 29 août dernier. Il fait face à 6 chefs d’accusations de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Visites incognito et autre mandats

Entre juin et décembre 2015, la SQ a effectué 10 jours de surveillance physique autour de Jonathan Bettez et a mis à jour ses informations à son sujet : son lieu de résidence, son véhicule, un Infiniti G35, ses allées et venues à son commerce, les lieux qu’il fréquente et le fait qu’il joue au poker.

Le 24 décembre 2015, les tribunaux ont ordonné à Cogeco et à Facebook de transmettre à la SQ des informations confidentielles au sujet de Jonathan Bettez, telles que des adresses IP et les données de son compte Facebook. Un compte qu’il a créé le 13 août 2007, selon les documents.

Des juges de paix ont également accordé à la SQ des mandats pour entrer, à l'insu de Jonathan Bettez, dans ses bureaux, chez Emballage Bettez, et dans sa résidence. Les policiers de la SQ ont pu effectuer notamment des copies miroir de ses ordinateurs et vérifier l’étendue du parc informatique lui appartenant.

Pornographie juvénile

Le 11 décembre 2015, le Service des projets d’enquêtes spécialisés de la SQ a demandé l’aide du Module de Cybersurveillance, pour obtenir les adresses IP qu’utilisait Jonathan Bettez pour se connecter à son compte Facebook.

De ces adresses IP surveillées par la SQ au mois de décembre 2015, une seule serait liée au téléchargement de fichiers pouvant être de la pornographie juvénile, indiquent les documents obtenus par Radio-Canada.

Au moins 580 fichiers de pornographie juvénile, portant des titres évocateurs, auraient été rendus disponibles par cette adresse IP à d’autres utilisateurs.

En mars 2016, un enquêteur aurait téléchargé et visionné des fichiers associés à cette adresse IP, ce qui lui a permis de constater que la majorité représente des jeunes filles de 3 mois à 12 ans subissant des agressions sexuelles.

Par contre, aucun des fichiers ainsi téléchargés ne l’a été de l’ordinateur utilisé par Jonathan Bettez.

Toujours selon l’enquête de la SQ, l’adresse IP aurait été utilisée pour télécharger des fichiers de pornographie juvénile du 9 novembre 2009 au 2 septembre 2013.

Ces éléments de preuve de la Sûreté du Québec proviennent de dénonciations de policiers, rendues public à la suite d’une requête des médias pour y avoir accès.

La Couronne et Jonathan Bettez s’opposaient à leur publication. Toutefois, à la lumière du travail effectué à huis-clos devant le tribunal ces derniers jours, ils ne s’y opposaient plus.

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