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Justin Trudeau s'en va-t-il prêcher des convertis, aux États-Unis?

Le premier ministre Justin Trudeau s'envole pour une visite de quatre jours aux États-Unis. Ses arrêts : Chicago, San Francisco et Los Angeles. Il entend notamment faire valoir l'importance de la relation économique canado-américaine dans le contexte de la renégociation de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA). Pourtant, les destinations choisies ne sont pas les plus hostiles à l'endroit du libre-échange.

Un texte de Raphaël Bouvier-Auclair

En Illinois comme en Californie, les électeurs ont majoritairement préféré Hillary Clinton à Donald Trump lors de l'élection présidentielle de 2016.

Dans ces deux États, les dirigeants politiques sont, en règle générale, favorables à l’ALENA et à une forte relation économique entre le Canada et les États-Unis.

Ce sont pourtant ces endroits que Justin Trudeau a choisi de visiter, entre deux cycles de négociation.

Selon l’ancien ambassadeur canadien à Washington, Michael Kergin, pour avoir plus de poids dans le débat autour de l’avenir de l’ALENA, le premier ministre aurait pu visiter d’autres destinations.

Par exemple, le Michigan et le Wisconsin, qui ont penché en faveur de Donald Trump aux élections présidentielles et où de nombreux électeurs sont toujours sceptiques quant aux bienfaits de l’ALENA.

Michael Kergin reconnaît toutefois que « beaucoup de travail a déjà été fait » par les représentants du gouvernement. Les députés et ministres libéraux ont multiplié les rencontres aux États-Unis depuis l’assermentation du président Trump il y a un peu plus d’un an. 

Une visite du premier ministre pourrait mettre plus de poids dans la balance, convient la députée néo-démocrate Hélène Laverdière. Mais elle n'est pas convaincue.

Le premier ministre en sera à sa neuvième visite depuis que Donald Trump est à la Maison-Blanche.

Légende : les visites passées en rouge, les visites à venir en bleu

Pendant le séjour qu'il entreprend mercredi, Justin Trudeau rencontrera des acteurs politiques de tous les spectres, y compris des alliés naturels.

À Chicago, par exemple, des entretiens sont prévus avec le maire Rahm Emanuel et avec David Axelrod, de l'Université de Chicago. Les deux hommes ont respectivement été conseiller et chef de cabinet de l’ancien président Barack Obama.

À l'Université de Chicago, Justin Trudeau prononcera un discours et répondra à des questions, dont certaines auront été rédigées par des étudiants.

Développer des liens d’affaires

Aux États-Unis, le premier ministre va aussi rencontrer des gens d’affaires dans le but d’attirer des investissements.

Plusieurs de ces rencontres avec des dirigeants d’entreprises sont prévues à San Francisco, jeudi.

La Californie est après tout un marché de 40 millions d’habitants, où sont basées de nombreuses compagnies, notamment dans le secteur de la technologie.

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