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Justin Trudeau se porte à la défense de la future gouverneure générale

Questionné par les journalistes sur le rôle de Julie Payette dans un accident de la route qui a fait une victime en 2011, aux États-Unis, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que la future gouverneure générale n'a rien à se reprocher. Il a ajouté que les mécanismes de vérification des antécédents sont des plus rigoureux à Ottawa.

Le quotidien The Toronto Star, a révélé jeudi matin que l’ex-astronaute conduisait un véhicule utilitaire sport en juillet 2011 sur une route du Maryland lorsqu’elle a heurté une piétonne qui s’était engagée dans une intersection achalandée. Theresa Potts, âgée de 55 ans, est morte un peu plus tard à l’hôpital à la suite de ses blessures.

Selon les autorités policières américaines qui ont enquêté sur les circonstance de cette tragique collision, il s'agissait d'un accident et aucune accusation ou blâme n'a été porté contre Mme Payette.

« Nos sympathies sont évidemment avec la famille [de la victime] et je veux souligner que Mme Payette a elle-même offert ses sympathies personnelles, ses condoléances à la famille de la victime », a d'entrée de jeu déclaré Justin Trudeau lors d'un point de presse.

Ces éléments d'information sur la vie privée de la future gouverneure générale n'étant pas connus du grand public, leur diffusion a suscité des questions sur le processus de vérification des antécédents des personnes choisies pour occuper de hautes fonctions au gouvernement canadien.

Justin Trudeau a tenu à rassurer les Canadiens en affirmant que le processus de vérification à Ottawa est « profond et des plus rigoureux ». Il a ajouté qu'au terme de ces vérifications, rien ne donne à penser que Julie Payette « sera autre que la gouverneure générale extraordinaire que les Canadiiens savent qu'elle sera ».

Retour sur les événements

Dans son rapport, le bureau du shérif du comté de St. Mary, qui a enquêté pendant huit mois sur les circonstances de cette collision a conclu qu'il s’agissait d’un accident.

Selon les enquêteurs, Julie Payette, qui vivait à l'époque dans cet État de la côte est des États-Unis, circulait sous la limite de vitesse permise et le feu de circulation était au vert à l’intersection dans la direction vers laquelle circulait Mme Payette, lorsque le drame s'est produit.

D’après le rapport, la victime, Theresa Potts, qui éprouvait divers problèmes médicaux dont un problème de vision, a quitté le trottoir pour s’engager dans la rue à un endroit où elle ne devait pas le faire.

Des témoins de l’accident cités dans le document consulté par le Star ont relaté que Julie Payette a tenté de manœuvrer pour éviter de heurter la passante, mais en vain. La dame, gravement blessée, a été transportée par hélicoptère à l’hôpital. Elle est morte peu de temps après.

La police a clos le dossier en 2012 après avoir fait des reconstitutions de l’accident et enquêté sur les circonstances de l’événement. Le registre des appels cellulaires de Mme Payette a même été scruté pour savoir si elle était au téléphone au moment de l’accident, ce qui n'était pas le cas.

La famille de la victime a fait la paix avec cet accident

Dans le rapport de police, la sœur de la victime, JoAnn Potts, a expliqué qu’après l’accident, elle était en colère et suspicieuse à l’endroit de Julie Payette étant donné qu’elle est une personnalité connue et que sa sœur n’était qu’une citoyenne ordinaire.

Après l’accident, rapporte Mme Potts, la compagnie d’assurance de Julie Payette avait offert de payer les funérailles, ce qui rendait la chose suspecte, selon elle. Mais avec le temps, JoAnn Potts explique avoir réalisé qu’il s’agissait bel et bien d’un accident.

« Elle [Julie Payette] a envoyé une carte dans laquelle elle écrivait combien elle regrettait ce qui était arrivé et comment elle devrait vivre avec ça pour le restant de ses jours », a déclaré au Toronto Star JoAnn Potts.

Des accusations de voies de fait la même année

L’année 2011 n’aura pas été de tout repos pour la future gouverneure générale du Canada, car quelques mois après cet accident, en novembre 2011, elle a dû faire face à des accusations de voies de fait au second degré, toujours dans l’État du Maryland, selon des informations relayées par le site Internet iPolitics.ca.

Deux semaines plus tard, les accusations contre Mme Payette étaient retirées par la justice de l’État du Maryland, qui les a déclarées non fondées.

Le site d’information iPolitics.ca n’a pas précisé qui était à l’origine de cette plainte. Julie Payette vivait à l’époque avec un ex-pilote de l'Aviation royale canadienne, William Flynn.

Mme Payette, quant à elle, n'a pas commenté ces événements depuis la sortie de cette histoire.

Dans une déclaration faite cette semaine par le bureau du gouverneur général, Julie Payette s’est contentée de déclarer qu’elle ne commenterait pas cette affaire liée à des « accusations sans fondement ».

« Pour des raisons familiales et personnelles, je ne commenterai pas ces accusations sans fondement, pour lesquelles j'ai été immédiatement et complètement blanchie il y a plusieurs années, et j'espère que les gens respecteront ma vie privée. »

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