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Kim Jong-un inspecte une bombe H destinée à un missile

L'agence de presse nord-coréenne KCNA rapporte que le leader Kim Jong-un a inspecté une bombe à hydrogène, qui peut être installée sur le nouveau missile balistique intercontinental.

« Tous les composants de la bombe H ont été fabriqués nationalement », a déclaré Kim Jong-un, rappelant que « des analystes étrangers [avaient] émis ces derniers mois des doutes sur la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser une bombe H pour l'installer sur un missile ».

Cette bombe H peut être réglée sur une puissance de plusieurs centaines de kilotonnes et déclenchée à haute altitude, explique l’agence KCNA, qui ne fait aucune mention d'un sixième essai nucléaire auquel s’attendent les experts.

Pyonyang a poursuivi à un rythme sans précédent les travaux visant à développer des armes nucléaires et des missiles balistiques à même de les transporter, défiant les sanctions des Nations unies et les pressions des puissances occidentales.

La Corée du Nord a procédé en juillet dernier au tir expérimental de deux missiles de type ICBM (missile balistique intercontinental) d'une portée d'environ 10 000 km, donc théoriquement capables de toucher les États-Unis.

Il s’en est suivi une guerre de mots entre Pyongyang et Washington. Le président Donald Trump a promis en retour de déclencher « le feu et la colère » contre le gouvernement nord-coréen.

Cet épisode intervient après une série de tirs de missiles nord-coréens montant à chaque fois d’un cran la tension notamment dans la région, où la Corée du Sud se dit très préoccupée.

Le Japon n'a pas tardé à réagir. Le premier ministre Shinzo Abe a discuté au téléphone avec le président américain insistant sur la nécessité d’une étroite coopération entre Tokyo, Washington et Séoul.

Séoul veut pouvoir se défendre

Le président américain et son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, ont convenu de réviser le traité qui limite le développement de missiles balistiques par la Corée du Sud.

Donald Trump a également donné son accord de principe à l'achat par la Corée du Sud de plusieurs milliards de dollars d'équipement militaire américain, indique la Maison-Blanche.

La Corée du Sud veut relever le plafond de capacité de ses missiles balistiques pour « renforcer ses défenses » contre son voisin menaçant.

Pyongyang et Séoul sont toujours techniquement en état de guerre malgré la signature d'un armistice en 1953. La Corée du Nord menace régulièrement de détruire la Corée du Sud et son principal allié les États-Unis.

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