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L’accident d'autocar des hockeyeurs suscite de nombreuses réactions

La collision entre un camion et un autocar transportant l'équipe de hockey des Broncos qui a coûté la vie de 15 personnes vendredi près de Tisdale, en Saskatchewan, a touché énormément de gens.

Un texte d'Amélia MachHour

« C'est une grande douleur pour notre province", a dit le premier ministre de la Saskatchewan

Scott Moe, a tenu à offrir ses prières pour les proches des victimes de l'accident. « Nous avons l'espoir qu'ils retrouvent la consolation et le réconfort, mais nous comprenons que ce sera un parcours difficile. »

Il a ajouté que « dans cette province, nous ne sommes réellement qu'un petit village. Nous sommes tous voisins, amis, famille, tissés serré. Les liens sont forts et il n'y a pas d'endroit où ils le sont plus que dans les arénas de hockey. [...] Aujourd'hui, notre coeur est brisé. »

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a offert ses condoléances sur Twitter.

« Nous avons le cœur brisé que tant de personnes qui avaient la vie devant elles nous ont quittés. Nous partageons la souffrance des parents et familles qui reçoivent des nouvelles que personne ne devrait jamais recevoir. Nous sommes de tout cœur avec ceux qui ont perdu des coéquipiers, des entraîneurs, des amis et des mentors », a écrit Justin Trudeau.

M. Trudeau a tenu à remercier les premiers répondants, dont la Gendarmerie Royale du Canada (GRC). Il a souligné que tout le pays partage la douleur de la communauté de Humboldt.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a également réagi sur Twitter. Il a aussi appelé M. Trudeau pour offrir ses condoléances aux Canadiens.

Le ministre canadien de la Sécurité publique Ralph Goodale a pour sa part déploré cette collision « véritablement dévastatrice », offrant sur Twitter ses « sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes ».

La Saskatchewan en deuil

Le maire de Humboldt, Rob Muench, une ville d'environ 6000 habitants, affirme que toute la communauté est sous le choc. Il explique qu’au départ personne ne savait quelle était la gravité de la collision.

Ce n'est qu'au fur et à mesure que les détails de l'accident étaient partagés par les autorités que la triste réalité a frappé la localité, dit-il.

Pour aider la communauté à passer à travers cette épreuve, un centre de soutien psychologique a été mis sur place à l’aréna de l’équipe des Broncos où des centaines de personnes se sont rassemblées.

Le maire invite toutes les personnes touchées par la tragédie qui sont seules à venir au centre de soutien.

Le fils de l’ancien maire de Humboldt, Malcolm Eaton, est un ancien joueur des Broncos. Il n’arrive pas à y croire. Il affirme que la situation est très difficile pour la communauté, « surtout qu’on ne connaît pas tous les détails. Humboldt est une communauté forte et nous allons tous nous entraider ».

Le pasteur anglican de la communauté de Humboldt, Matteo Carboni, est venu au centre de soutien pour offrir ses condoléances. Il a souligné que toutes les Églises allaient se rassembler pour tenir un service commémoratif dimanche à 21h HNE à l’aréna Elgar Petersen.

Ailleurs au pays

L’accident meurtrier rouvre d’anciennes plaies au Québec. Le 24 novembre 1974, le monde du hockey avait été secoué par une tragédie similaire, lorsque l'autocar qui transportait les Castors de Sherbrooke vers Chicoutimi a fait une sortie de route dans la réserve faunique des Laurentides. L'attaquant Gaétan Paradis y a laissé sa vie, à l'âge de 19 ans.

Un entraîneur de hockey de Sherbrooke, Mathieu Boutin, est ébranlé par la nouvelle. Il dit avoir évolué avec les Broncos en 2007. « Au début je pensais que c'était un mauvais rêve », confie l'ancien joueur.

Il soutient qu’il a gardé le contact avec la famille qui l'a hébergé pendant son séjour à Humboldt et dont le fils évolue avec l'équipe. « Heureusement, le fils ne fait pas partie des victimes », affirme-t-il.

Il qualifie la tragédie de « réel cauchemar ».

La collision meurtrière touche également le milieu sportif du Nouveau-Brunswick.

Jean-François Damphousse, directeur des opérations des Aigles bleus de l’Université de Moncton, est aussi sous le choc.

Pour le président du Blizzard à Edmundston, André Lebel, cette tragédie est exactement « ce qu’on ne veut pas qui arrive à un groupe de jeunes de même ».

Il dit que le Blizzard va observer une minute de silence pour rendre hommage aux victimes, samedi soir, avant son match contre les Capitols de Summerside.

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