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L'adhésion aux clubs sociaux sera déductible d'impôts, promet Harper

Le chef du Parti conservateur du Canada (PCC), Stephen Harper, a promis dimanche midi que l'inscription aux clubs socioculturels ou de bienfaisance sera déductible d'impôts si son parti est reporté au pouvoir le 19 octobre prochain.

Ce crédit d'impôt - « qui ne représente pas une énorme quantité d'argent », a reconnu M. Harper - s'adresse aux Canadiens membres d'organismes communautaires comme les Chevaliers de Colomb, les clubs Optimistes ou le Rotary.

Les frais déboursés pour adhérer à ces clubs seraient considérés comme des dons de bienfaisance. Le remboursement d'impôt variera de 15 % à 29 %, selon le PCC, qui avance sur son site web que la mesure pourrait profiter à « des centaines de milliers de Canadiens ».

« Je crois qu'il est temps qu'on leur montre concrètement un peu de support et de reconnaissance », a conclu Stephen Harper, en référence aux bénévoles canadiens, qu'il a qualifiés de « vrais héros méconnus ».

Duffy, retraites et récession

Après l'annonce, le premier ministre sortant a une fois de plus été questionné par la presse sur le procès de Mike Duffy, qu'il n'a pas voulu commenter sauf pour dire qu'à ses yeux, le sénateur Duffy et son ex-chef de cabinet Nigel Wright sont les deux seules personnes à blâmer dans ce dossier. Encore une fois, les partisans conservateurs ont manifesté leur mécontentement en entendant la question.

M. Harper a également dû défendre ses politiques fiscales en affirmant que celles-ci avaient profité à l'ensemble des Canadiens, ajoutant qu'il était faux de prétendre qu'elles n'avaient aidé que les Canadiens les plus riches. Un rapport interne obtenu par CBC, le réseau anglais de Radio-Canada, indique pourtant que le régime de retraite offert aux aînés canadiens est l'un des pires parmi les pays développés.

Constatant qu'aucun journaliste ne lui posait de question sur l'économie, M. Harper s'est par ailleurs offert une tribune pour parler de la situation mondiale inquiétante. Rappelant la crise financière en Chine, la dégringolade des prix du pétrole et l'instabilité en Europe, il a défendu son bilan et son programme en affirmant que le Canada n'était responsable d'aucun des problèmes qui perturbent actuellement l'économie mondiale. Il n'a rien dit sur une quelconque récession.

Le chef conservateur s'est ensuite rendu au Domaine de l'Érable de Saint-Hyacinthe, où il a participé à un rassemblement militant pour soutenir la candidature de l'ex-journaliste Réjean Léveillé.

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