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L'agent de la faune qui a refusé de tuer des oursons est muté

Bryce Casavant, l'agent de la faune qui a refusé de tuer des oursons, doit être muté hors du service de conservation de la Colombie-Britannique pour travailler dans un autre département, selon un syndicat.

Le syndicat des employés de la fonction publique de la Colombie-Britannique (BCGEU) a déposé un grief à propos de cette mutation. Le BCGEU avait déjà émis une plainte lorsque l'agent de conservation de la faune avait été suspendu en juillet pour avoir refusé de tuer deux oursons, au sud de Port Hardy, sur l'île de Vancouver.

La présidente du syndicat, Stephanie Smith, a déclaré que « Bryce Casavant a suivi des procédures claires quand il a décidé de ne pas tuer ces oursons ».

Elle ajoute que le syndicat « poursuivra cette affaire devant une audience d'arbitrage et demandera l'intervention d'une instance indépendante ».

Le syndicat des employés estime que cette nouvelle affectation marque la fin de la carrière de M. Casavant.

Une décision « non disciplinaire »

De son côté, la province se défend que cette mesure ait un caractère disciplinaire. Jamie Edwardson, porte-parole de l'Agence provinciale de la fonction publique, affirme qu'après avoir ouvert ce dossier, « aucun employé impliqué dans cette affaire n'a été soumis à une procédure disciplinaire ». La décision résultant du refus de l'agent a été de le réaffecter à un poste équivalent au sein du gouvernement, sans perte de salaire ou d'ancienneté, souligne Jamie Edwardson.

Ces arguments ne convainquent pas Stephanie Smith. La représentante du BCGEU croit que « Bryce Casavant n'aurait pas dû être suspendu de son travail d'agent de la faune », tout en mentionnant qu'elle ne peut révéler les détails de son nouveau poste. Le syndicat dit que l'intéressé, qui ne veut pas s'exprimer dans les médias, est déçu par cette mutation et aimerait reprendre ce travail qu'il aime.

Une solution « impopulaire »

L'écologiste de la faune sauvage, Barrie Gilbert, qui a étudié les ours en Colombie-Britannique et en Alaska, précise que les mammifères sont souvent tués parce que les délocaliser coûte cher et cela n'est pas facile. Les déplacer loin de leur environnement revient, explique l'écologiste, à les mettre dans une situation qui ne leur est pas familière. Les ours éprouveront alors des difficultés à trouver de la nourriture et empiéteront sur le territoire d'autres animaux, selon lui.

Les deux oursons, qui ont été transférés dans un refuge, y demeureront jusqu'en 2016 pour ensuite être relâchés dans la nature.

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