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L'Alberta envisage des sanctions commerciales contre la Colombie-Britannique

Le gouvernement albertain de Rachel Notley envisage des poursuites judiciaires et une restriction des livraisons d'électricité à la Colombie-Britannique, après l'annonce de restrictions au transport du bitume dilué en Colombie-Britannique.

« Je vous ai réunis aujourd'hui pour cette rencontre d'urgence pour discuter et évaluer les options économiques et judiciaires possibles, y compris, par exemple, les échanges interprovinciaux d'électricité », a déclaré la dirigeante albertaine à ses ministres.

Mardi, la Colombie-Britannique a annoncé son intention de restreindre le transport de bitume dilué dans la province, le temps de tenir une consultation sur les déversements potentiels.

Malgré les assurances du gouvernement de Victoria, cette décision a été vue comme une action contre l’expansion prévue du pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan, qui a reçu l’autorisation des autorités fédérales.

L'expansion vise à tripler la capacité d'un oléoduc existant qui relie le comté de Strathcona près d'Edmonton et Burnaby dans le Grand Vancouver.

La première ministre Rachel Notley a qualifié cette action d’illégale et a expliqué qu'elle avait demandé cet été à ses services de préparer de possibles représailles.

Elle a aussi réclamé auprès du gouvernement fédéral « de s’assurer que les règles sont appliquées [car] c’est le minimum auquel les Albertains et les Canadiens s’attendent de la part d’Ottawa. »

Le gouvernement fédéral a seulement publié une déclaration dans laquelle le ministre des Ressources naturelles, Jim Carr, répète la décision d’Ottawa « d’approuver l’agrandissement de Trans Mountain ».

Le gouvernement Horgan réagit

La Colombie-Britannique soutient, pour sa part, vouloir protéger l’environnement côtier. Le gouvernement néo-démocrate dit agir en vertu de sa Loi sur la gestion environnementale.

« C’est notre responsabilité », soutient le ministre britanno-colombien de l’Environnement, George Heyman. Selon lui, les restrictions sont de leur droit.

Le ministre indique que la Société royale du Canada a déjà identifié de « nombreuses failles » dans la gestion environnementale des produits pétroliers et de leurs fuites potentielles.

Questionné sur les possibles sanctions imposées par l’Alberta, le ministre Heyman a répondu que sa préoccupation était de servir et protéger les Britanno-Colombiens et s’est défendu de causer une crise constitutionnelle.

La Saskatchewan soutient l’Alberta

Sur Facebook, le premier ministre désigné de la Saskatchewan, Scott Moe, souligne qu’il appuiera le gouvernement de l’Alberta dans toute action contre cette décision politique de la Colombie-Britannique.

« Notre gouvernement s'oppose fermement aux mesures annoncées par le NPD de la Colombie-Britannique, pour restreindre le transport des marchandises dans un pipeline [dont l’expansion a été] entièrement révisée et approuvée en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement », écrit-il en ligne.

Scott Moe rappelle en outre que le projet d’oléoduc a aussi obtenu l’aval de l’Office national de l’énergie et affirme que la protection de l’environnement est un « prétexte » pour bloquer le projet.

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