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L’Alberta et la C.-B. discutent d'accès au pétrole et de vente d’électricité

Des discussions sont en cours entre les provinces de l'Alberta et de la Colombie-Britannique au sujet de l'accès aux marchés pour le pétrole pour l'un, et de la vente d'électricité pour l'autre. 

Au même moment où l'Alberta veut trouver davantage de débouchés pour son pétrole, la Colombie-Britannique veut, quant à elle, vendre son hydroélectricité. La première ministre britanno-colombienne Christy Clark a confirmé que ces deux discussions avaient actuellement lieu, même s'il s'agissait de deux conversations « sans rapport » et « séparées ».

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, a quant à elle affirmé que des « échanges préliminaires » avaient lieu entre des représentants des deux provinces et qu'elle espérait que ces conversations allaient se poursuivre.

Selon elle, l'expansion du pipeline TransMountain a plus de chance d'être approuvée que le controversé Northern Gateway, envers lequel elle s'était d'ailleurs déjà opposée. Elle dit néanmoins conserver une certaine ouverture d'esprit à l'égard de ce dernier.

Rachel Notley a aussi exhorté ses homologues des autres provinces à ne pas agir « comme une bande de villages », mais comme une nation sur la question des pipelines.

« Ce qui m'inquiète quasiment tous les soirs, c'est l'état de l'économie et en particulier, ce que cela signifie en terme d'emploi et de sécurité économique pour les familles albertaines », a-t-elle expliqué pour appuyer son point de vue.

Vendre l'électricité

Du côté de la Colombie-Britannique, Christy Clark a reconnu que l'exportation d'électricité offrirait des débouchés intéressants pour la Colombie-Britannique, mais pas seulement.

« Si nous pouvions vendre de l'électricité propre à l'Alberta, nous pourrions réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 à 6 mégatonnes à l'échelle nationale », a-t-elle souligné.

Elle a aussi rappelé que cela permettrait à l'Alberta d'atteindre ses objectifs en matière de lutte contre les changements climatiques, notamment en tournant le dos au charbon. En ce moment, 55 % de l'électricité albertaine est produite avec ce combustible.

Cinq conditions pour le pétrole

En ce qui a trait au passage du pétrole, la Colombie-Britannique estime que le gros obstacle aux projets de pipeline est l'absence d'un plan d'intervention adéquat en cas de déversement.

Interrogée à ce sujet, la première ministre de la Colombie-Britannique, Christy Clark, a réitéré que tout projet énergétique dans sa province doit se soumettre à cinq conditions avant d'être approuvé.

« Si jamais un pipeline en provenance de l'Alberta doit passer par la Colombie-Britannique [...] et qu'il ne satisfait pas ces cinq conditions, il n'y aura aucun accord », a-t-elle martelé. Elle a toutefois laissé entendre qu' « aucun des projets ne satisfait les cinq conditions pour le moment, mais que certains s'en rapprochent ».

Avec des informations de Geneviève Normand

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