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L'Alberta plaide sa cause devant le Cabinet Trudeau

La première ministre de l'Alberta, Rachel Notley, est sortie de sa rencontre avec les ministres fédéraux réunis à Kananaskis sans avoir obtenu d'engagement concret. Elle croit toutefois qu'elle a su plaider la cause de sa province, notamment sur le dossier controversé des pipelines.

Un texte de Madeleine Blais-Morin

Les ministres du gouvernement de Justin Trudeau sont réunis depuis dimanche soir à Kananaskis, au pied des Rocheuses.

Le premier ministre, qui tient à ce que son Cabinet sorte de la bulle d'Ottawa, veut se montrer à l'écoute des préoccupations de l'Alberta, durement touchée par la baisse des prix de l'énergie. « On veut réfléchir à ce qui se passe ici et à comment le gouvernement fédéral peut jouer un rôle très positif », a-t-il précisé.

Ce n'est pas dans ce centre de villégiature que l'on constate réellement l'ampleur du ralentissement économique. Mais la première ministre Notley leur en a donné la mesure.

Selon elle, les pipelines font partie de l'équation pour acheminer le pétrole vers d'autres marchés.

Rachel Notley a de nouveau déploré que la ville d'Edmonton soit exclue de la bonification de l'assurance-emploi.

Le ministre des Finances Bill Morneau n'a pas semblé enclin à permettre à la capitale albertaine de faire partie de la liste de régions admissibles à un régime plus généreux. « C'était notre décision de faire les mesures comme nous les avons faites. Mais bien sûr, nous continuerons à regarder ce qu'on peut faire avec nos autres mesures pour la province », a-t-il répondu.

Aucun engagement concret

Rachel Notley est sortie de la rencontre sans engagement concret, mais ne se dit pas particulièrement déçue pour autant. « Je voyais que cette rencontre était l'occasion de plaider la cause de l'Alberta devant le Cabinet fédéral, ce qui est assez rare », a-t-elle soutenu.

Le gouvernement Trudeau demeure prudent lorsqu'il est question de pipelines, laissant d'abord le soin à l'Office national de l'énergie d'étudier les projets, notamment celui d'Énergie Est.

Pour le gouvernement Trudeau, la retraite fermée à Kananaskis est l'occasion de réfléchir à ce qui a été accompli depuis son arrivée au pouvoir, il y a six mois, et surtout à ce qu'il reste à faire.

Le dossier des pipelines montre qu'il y a encore bien des enjeux controversés à régler.

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