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L'Alberta prête à travailler avec les Premières Nations sur le dossier des pipelines

Les Premières Nations du Canada et des communautés autochtones des États-Unis viennent de signer un traité pour lutter contre l'exploitation et la distribution du pétrole provenant des sables bitumineux de l'Alberta, toutefois la province se dit prête à travailler avec elles sur ce dossier.

La signature du traité, à Montréal et à Vancouver, survient alors que le débat s'envenime autour de la question du développement des pipelines en Amérique du Nord. La semaine dernière, le ministère de la Justice des États-Unis a dû prévoir un délai pour retarder la construction d'un pipeline controversé dans le Dakota du Nord.

La vice-première ministre de l'Alberta, Sarah Hoffman, a dit être déçue, mais pas étonnée, par le fait que 50 Premières Nations à travers le pays s'opposent aux projets des nouveaux pipelines.

Dans une entrevue avec CBC Calgary, elle a affirmé que le gouvernement néo-démocrate travaillerait avec les communautés autochtones, tout en poursuivant ses efforts pour favoriser la construction d'exploitations pétrolières.

Selon Sarah Hoffman, les anciens gouvernements provincial et fédéral ne s'intéressaient pas au dialogue avec les chefs des Premières Nations. Cela expliquerait en partie, ajoute-t-elle, le fait que ces communautés se méfient et rejettent les projets liés au secteur énergétique.

L'industrie répond favorablement au dialogue

L'industrie énergétique est l'un des plus gros employeurs des Premières Nations, a rappelé le président de l'Association canadienne des producteurs pétroliers, Tim McMillan. Il a ajouté que les entreprises sont disposées à travailler avec les communautés autochtones et trouver des objectifs communs. 

Selon Tim McMillan, même si certains Canadiens ne soutiennent pas l'industrie pétrolière, ils restent nombreux à le faire et comprennent les préoccupations des Premières Nations.

« Je pense que c'est une demande pour bâtir de nouvelles relations et avoir un dialogue sur les problématiques liées au secteur énergétique, aux infrastructures et comment cela peut nous toucher », a-t-il conclu.

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