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L'ancien porte-parole du SPVM Ian Lafrenière au service de l'UNESCO

C'est lors d'un 5 à 7 annuel à la base militaire de Longue-Pointe, dans l'est de Montréal, que Ian Lafrenière est réapparu publiquement pour la première fois, six mois après avoir été déplacé de son rôle de relationniste par la direction du SPVM. Malgré ce changement de carrière, il est toujours président du Regroupement des communicateurs d'urgence, dont sont membres 150 porte-parole .

L'ancien porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal passera plusieurs mois en Afrique pour l'UNESCO, où il donnera des ateliers sur la liberté d'expression.

Ironiquement, une commission d’enquête publique aura le mandat de se pencher, au Québec, en 2017, sur la protection des sources journalistiques et la liberté de la presse, dans la foulée d’histoires de surveillance des communications de journalistes par le SPVM et la Sûreté du Québec.

Réserviste depuis 1989 pour les Forces armées canadiennes, M. Lafrenière est désormais capitaine aux affaires publiques. Depuis la publication de son manuel pédagogique sur les relations entre journalistes et services d'urgence, l'UNESCO le mandate de plus en plus souvent pour aller rencontrer policiers, pompiers et militaires dans des pays tels que la Tunisie, le Mali, la Côte d'Ivoire, le Rwanda et la Somalie.

On parle de liberté d'expression et de droit à l'image. Dans certains pays, on part de très loin. Les ateliers sont basés sur la transparence et l'accessibilité. Ce sont les enjeux sur lesquels on travaille.

Ian Lafrenière

Facebook, un outil de communication important

Sur le continent africain, les réseaux sociaux se sont imposés rapidement. Pour la première fois, Facebook a permis à des populations entières d'avoir accès à de l'information qui n'était pas publiée par des sources gouvernementales. Ainsi, le courriel et les numéros de téléphone ont été supplantés dans la pratique populaire pour communiquer.

Si un service d'urgence ne parle pas, ne donne pas sa version des faits, il va y avoir une version qui va combler le vide. Et c'est perdant à chaque fois.

Ian Lafrenière

« Il y a des pays où [il y a] de jeunes démocraties, comme la Tunisie. C'est un endroit où l'on est allé former plus de 1000 officiers qui, à leur tour, deviennent des formateurs. Le résultat concret, c'est de voir ce pays s'améliorer au point de grimper de 30 rangs dans un palmarès de Reporters sans frontières », souligne Ian Lafrenière.

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