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L'archevêque de Toronto se prononce contre l'aide médicale à mourir

Le cardinal Thomas Collins a diffusé un message ce dimanche dans plus de 200 églises catholiques de la région de Toronto pour dire son opposition à l'aide médicale à mourir.

Dans sa déclaration, il demande au gouvernement fédéral de protéger les plus fragiles et ceux qui leur prodiguent des soins.

« Mourir n'est simplement pas la même chose que d'être tué », dit le cardinal Collins dans une vidéo, que l'archevêché a publiée sur YouTube cette semaine.

« Nous sommes reconnaissants pour les médecins, les infirmières et les autres qui offrent une aide médicale aux patients qui sont mourants, mais il n'est jamais justifié pour eux de tuer », ajoute-t-il.

Thomas Collins est outré par les recommandations d'un comité parlementaire, qui veut obliger les médecins qui ne sont pas prêts à aider leurs patients à mourir, à au moins les référer à un autre médecin qui pourrait le faire.

Il croit que ce serait de la discrimination religieuse que d'obliger les travailleurs en santé croyants à offrir de l'aide médicale à mourir.

Le comité recommande aussi de permettre à ceux qui souffrent de troubles comme de la démence de programmer la date de leur mort.

Les recommandations sont « troublantes » et « devraient nous ébranler au plus profond de nous même », a dit le cardinal Collins.

L'archevêque invite ceux qui partagent ses inquiétudes à se rendre sur le site canadiansforconscience.ca et à rejoindre la Coalition for HealthCARE and Conscience.

Thomas Collins dit que la coalition compte plus de 5 000 médecins canadiens avec « une mission commune de respecter le caractère sacré de la vie ».

L'archevêque encourage aussi les paroissiens à communiquer avec leur député pour demander que les travailleurs en santé puissent offrir des soins qui tiennent compte de leurs convictions.

Une majorité de Canadiens pour l'aide médicale à mourir?

Les soins palliatifs ne conviennent cependant pas à tous selon la coprésidente du comité consultatif national sur l'aide médicale à mourir, Maureen Taylor. « Ils voudront voir l'option d'une mort assisté et nous savons ça grâce à de récents sondages », dit-elle.

La ministre de la Justice Jody Wilson Raybould doit maintenant rédiger un projet de loi, en se servant du cadre offert par le comité.

La Cour suprême a donné un sursis jusqu'au 6 juin à Ottawa avant que ne s'applique son jugement rendu en février 2015 qui invalidait l'article du Code criminel interdisant à un médecin d'aider quelqu'un à s'enlever la vie dans des circonstances bien précises.

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