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L'armée lève le camp à Saint-Bernard-de-Lacolle

Vingt-cinq militaires s'affairent à démonter la moitié du camp à Saint-Bernard-de-Lacolle, soit 35 tentes pouvant abriter 600 personnes, qui avait été aménagé à l'intention des demandeurs d'asile.

Un texte de Catherine Kovacs

L'ordre a été donné le soir du vendredi 22 septembre. Le travail devrait être terminé d'ici la fin de la semaine.

Les services frontaliers entendent quand même maintenir 40 tentes dans le premier campement jusqu'en novembre.

Au total, 75 tentes ont été montées à partir du 9 août dernier, pouvant abriter 1200 personnes. Elles étaient remplies au maximum au plus fort de la crise migratoire le 15 août dernier. Les migrants étaient surtout des Haïtiens. Il y avait aussi des gens d'origine indienne, colombienne, mexicaine et turque.

Depuis deux semaines, les tentes étaient vides, le flot de migrants qui arrivaient par le chemin Roxham s'étant tari.

Ces jours-ci, il passe entre 40 et 80 demandeurs d'asile par jour au chemin Roxham, à quelques kilomètres de Saint-Bernard de Lacolle.

Rappelons que depuis janvier, 11 896 demandeurs d'asile ont été interceptés par la GRC au Québec. Ils étaient 5530 au mois d'août seulement.

Les services frontaliers du Canada entendent éventuellement remplacer toutes les tentes par des caravanes avant l'arrivée de l'hiver, qui pourront abriter 200 personnes.

Le porte-parole du ministère de la Défense nationale, Daniel Le Bouthillier, souligne que 500 lits dans des tentes chauffées resteront disponibles jusqu'à l'installation de ces caravanes adaptées aux rigueurs de l'hiver.

Les autorités s'attendent à d'autres flux migratoires en provenance des États-Unis, puisque les permis de travail temporaire de résidents venant de dix pays, dont le Honduras, le Salvador et le Nicaragua viennent à échéance d'ici juin 2018.

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