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L’austérité, c’est bon aussi pour les députés libéraux, souligne Drainville

Le député péquiste Bernard Drainville a pressé mardi le premier ministre Philippe Couillard d'éliminer les indemnités de départ des députés qui quittent leur poste avant la fin de leur mandat.

M. Drainville a rappelé que M. Couillard n'a pas encore déposé de projet de loi sur le sujet depuis qu'il s'est opposé à cette pratique, au moment de la démission de son collègue Yves Bolduc, en février.

Le député péquiste est revenu à la charge après l'annonce des démissions des libéraux Marguerite Blais et Gilles Ouimet, au cours des derniers jours.

M. Ouimet touchera une indemnité d'environ 56 000 $ tandis que Mme Blais touchera 150 000 $, des sommes prévues dans le cadre de leur rémunération actuelle.

Lors d'un point de presse, avant le début d'un caucus péquiste dans le Bas-Saint-Laurent, M. Drainville a souligné la contradiction entre cette pratique et les politiques d'austérité budgétaire du gouvernement.

M. Drainville a opposé les sommes touchées par les députés libéraux à l'abolition des indemnités pour les infirmières.

M. Drainville a pressé M. Couillard d'aller de l'avant avec une réforme de la rémunération des députés qui abolirait ces indemnités.

« Depuis l'élection de 2014, les seuls députés qui quittent avec leur prime c'est des députés libéraux, a-t-il dit. M. Couillard, au mois de février dernier, a dit : "ça doit cesser, je n'aime pas cette pratique". Il attend quoi Philippe Couillard pour mettre fin aux primes des députés qui quittent avant la fin de leur mandat? »

Ouimet et Blais ont brisé leur promesse aux électeurs

La députée péquiste Agnès Maltais a affirmé que les deux députés sont partis parce qu'ils n'avaient pas été nommés ministres.

« Philippe Couillard n'arrive pas à conserver son équipe, il n'arrive pas à les garder ensemble », a-t-elle dit.

Mme Maltais a expliqué qu'elle comprenait la décision de M. Ouimet, un ex-bâtonnier du Barreau du Québec qui aurait voulu être ministre de la Justice.

Selon Mme Maltais, sa déception s'est accentuée devant le travail de la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, à propos de qui la députée péquiste a dit qu'elle n'était « pas bonne ».

« Si j'avais le CV de Gilles Ouimet, moi aussi je serais étonné de voir Stéphanie Vallée comme ministre de la Justice, parce que véritablement, elle n'est pas à la hauteur », a-t-elle dit.

Selon Mme Maltais, ce n'est pas normal que des députés quittent leur poste durant leur mandat, simplement « par frustration personnelle ».

« Pour moi c'est briser une promesse qu'on a faite aux électeurs », a-t-elle dit.

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