Claude LeBouthillier, auteur de plusieurs romans, a succombé à un cancer mercredi soir.

Claude LeBouthillier avait remporté le prix France-Acadie en 1990 pour Le feu du mauvais temps et le prix Eloizes, en 1999, pour Le borgo de l'écumeuse. Il a aussi été finaliste à deux prix littéraires pour Karma et coups de foudre. M. LeBouthillier avait reçu l'Ordre du Canada en 2009.

Il faisait partie d'une courte liste de romanciers acadiens qui ont laissé leur marque, selon le critique littéraire David Lonergan. « C'est une oeuvre qui est extrêmement ample et qui a l'avantage de couvrir l'ensemble des périodes de ce qu'on pourrait appeler la modernité littéraire en Acadie. »

La romancière Christiane Saint-Pierre est une amie personnelle du disparu. La grande force de Claude LeBouthillier, selon elle, c'était sa verve et son amour de la langue. « Claude avait la passion de mots [...] C'était un conteur [...] On pouvait s'asseoir des heures à l'entendre parler et c'était un homme qui fascinait dans sa façon de raconter. »

Il s'imposait comme discipline d'écrire un peu tous les jours, révèle-t-elle. D'ailleurs, même malade, il continuait d'écrire. Son dernier ouvrage, un recueil de poésie, a été envoyé lundi soir à l'éditeur La Grande Marée. Il devrait paraître d'ici la prochaine fête nationale de l'Acadie. Il s'agira d'un testament laissé à sa famille, selon Christiane Saint-Pierre.

Claude LeBouthillier était originaire de Bas-Caraquet, un village qu'il aimait profondément. Il avait d'ailleurs milité ces dernières années pour la préservation de l'église de Bas-Caraquet.

Il aimait aussi la Péninsule acadienne dans son ensemble et n'avait pas digéré que la Ville de Moncton ait privé la région d'un statut de « chef-lieu » de l'Acadie qui lui revenait de droit, selon lui. « L'idée de Caraquet, capitale de l'Acadie, Claude était absolument pour ça », affirme David Lonergan.

De nombreux hommages

Sur Facebook, sa soeur Lucie LeBouthillier lui a rendu hommage. « Mon frère Claude nous a quittés sereinement mercredi soir en route vers son éternité emportant avec lui son amour de l'Acadie, de la littérature, de son village et son église natale de Bas-Caraquet. Ce n'est qu'un au revoir Claude, nous nous retrouverons un jour. »

D'autres hommages ont afflué à la suite de ce message. Le cinéaste Phil Comeau, par exemple, écrit que Claude LeBouthillier était « un ami, un Acadien grandement dévoué à notre culture, un important auteur, une très grande perte. »

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