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L'auteur d'un attentat raté meurt sur les Champs-Élysées

L'homme qui a embouti un fourgon de la police française, lundi après-midi, est mort dans l'explosion de sa voiture.

L'homme a volontairement dirigé son véhicule vers un fourgon de la gendarmerie sur l'avenue touristique du centre de Paris, sans cependant faire de blessés parmi les forces de l'ordre ni parmi les passants.

Des bonbonnes de gaz, une kalachnikov et des armes de poings ont été retrouvées dans sa voiture, a-t-on appris de source policières. Le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb a précisé, lors d'un point de presse, que de « l'explosif » avait aussi été retrouvé dans la voiture qui s'est embrasée lors de l'impact.

C'est la deuxième fois en quelques mois que les Champs-Élysées sont le théâtre d'un attentat. Le 20 avril dernier, Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres avant d'être abattu. L'attaque avait été revendiquée par le groupe armé État islamique.

« Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées », a déclaré le ministre de l'Intérieur.

Évoquant une « tentative d'attentat », il estime que l'incident « montre une fois de plus que le niveau de la menace en France est extrêmement élevé ».

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour terrorisme et un important dispositif sécuritaire a été déployé dans le secteur situé en plein coeur de la capitale française.

L'avenue des Champs-Élysées a été fermée à la circulation, tout comme la station de métro la plus proche.

L'escouade anti-bombe a également été appelée sur place, a dit un porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

La préfecture de police a toutefois fait savoir via Twitter que la situation était maîtrisée.

La France est toujours sous le régime de l'état d'urgence, décrété après les attentats de novembre 2015 qui ont fait 130 morts et plus de 400 blessés.

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