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L'auteur présumé de l'attaque à Edmonton avait reçu un ordre d'expulsion des États-Unis

L'auteur présumé de l'attaque terroriste samedi à Edmonton a reçu un ordre d'expulsion des États-Unis en 2011, a appris Radio-Canada.

Selon un communiqué d’Immigration and Customs Enforcement (ICE), une agence américaine relevant du département de la Sécurité intérieure, un homme nommé Abdullahi Hassan Sharif a été transféré, le 15 juillet 2011, au centre de détention Otay Mesa, à San Diego. Le 22 septembre, un juge a décidé qu'il serait expulsé vers la Somalie, son pays d’origine.

Les motifs invoqués aux États-Unis pour sa déportation sont toutefois inconnus.

En novembre, il a été libéré, car il n'était pas possible d'entrevoir une déportation prochaine, indique le communiqué.

L'agence américaine indique qu'en 2012, les autorités américaines ont perdu sa trace après qu’il ne se soit pas présenté à un rendez-vous de suivi.

La même année, Abdulahi Hasan Sharif, selon l'orthographe fournie par les autorités canadiennes, est entré au pays et a obtenu le statut de réfugié.

Le ministère de l'Immigration canadien a écrit dans un communiqué qu'il n'y avait aucune information permettant de croire que Abdulahi Hasan Sharif était dangereux lors de son entrée au pays.

« Selon les autorités américaines, Abdulahi Hasan Sharif n'a pas été détenu pour des activités criminelles », selon le communiqué. Les motifs de détention restent toutefois inconnus.

Le ministère a déclaré que seules des personnes ayant commis des crimes graves seraient inadmissibles à une demande d'asile.

« Être détenu à des fins d'immigration dans un autre pays n'empêche pas quelqu'un de pouvoir faire une demande d'asile au Canada », ajoute-t-il.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a enquêté sur la possible radicalisation de l'accusé en 2015, après qu'un ancien collègue du prévenu l'eut informée qu'il avait démontré de la haine à l'égard des musulmans chiites et un appui au groupe armé État islamique.

La GRC a toutefois conclu qu'il ne représentait pas de menace pour la sécurité nationale.

Dimanche, la GRC a confirmé qu’Abdulahi Hasan Sharif a été interrogé par le passé par les Équipes intégrées de la sécurité nationale, mais que les preuves étaient insuffisantes pour mener à son arrestation. Abdulahi Hasan Sharif ne constituait pas une menace à ce moment, selon la GRC.

L'accusé fait face à 11 chefs d'accusation, soit 5 de tentative de meurtre, 4 de conduite dangereuse causant des lésions corporelles, 1 de conduite dangereuse et 1 de port d'arme.

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