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L'écrivain Georges-Hébert Germain est décédé

Le journaliste et écrivain québécois Georges-Hébert Germain est décédé vendredi soir à l'âge de 71 ans, après un long combat contre le cancer.

Un texte de Maxence Bilodeau

Né aux Écureuils (Donnacona) dans Portneuf, Georges-Hébert Germain était le deuxième d'une famille de 14 enfants. Il a eu une longue carrière dans la presse écrite et électronique pour ensuite mener une carrière de biographe, qu'il préférait appeler portraitiste. On lui doit notamment les portraits de Guy Lafleur, de Céline Dion et de René Angelil.

On se souviendra aussi de Georges-Hébert Germain à la télévision comme chroniqueur à La Bande des six, une émission culturelle diffusée dans les années 80 et 90.

Comme journaliste à l'écrit, c'est surtout au magazine L'Actualité qu'il se distingue. Il écrit des grands dossiers sur des villes ou sur des personnalités.

« C'est, je pense, beaucoup à L'Actualité que j'ai découvert le plaisir d'écrire, de passer beaucoup de temps à fignoler des phrases », de dire l'auteur au cours d'une entrevue. 

Il a aussi écrit des livres sur Christophe Colomb et sur les Inuits, mais on se souviendra surtout de ses biographies de Guy Lafleur et du clan Dion-Angélil, avec qui il a tissé des liens étroits; il est également le conjoint de la relationniste de Céline Dion, Francine Chaloult, et le beau-frère de Suzanne Lévesque. 

Ses livres seront des succès de librairie, mais feront l'objet de certaines critiques, puisque Georges-Hébert Germain était rémunéré par ceux sur qui il écrivait.

Son dernier portrait, celui de l'ancien premier ministre Robert Bourassa, a aussi été critiqué : commandé par des amis de Robert Bourassa, le livre contient des erreurs de fait importantes.

Son dernier livre, intitulé Jadis, si je me souviens bien, est un récit sur sa famille et sur l'enfance. Sa fille, Rafaële Germain, elle-même écrivaine, notait le sens de la retenue de son père.

« Je pense que mon père, comme moi, on est des gens assez pudiques aussi, et j'ai trouvé qu'il se dévoilait là-dedans, mais justement avec une très grande sensibilité, une très grande intelligence, c'est-à-dire qu'il ne se dévoile pas, c'est pas une mise à nu », dit-elle.

Georges-Hébert Germain a reçu en 2014 l'Ordre national du Québec, qui couronne plus de 50 ans de vie publique. Il s'est présenté très affaibli à la cérémonie où il a été fait chevalier.

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