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L’effet Logan Boulet provoque une hausse des donneurs d’organes en Alberta

S'il y a quelque chose de positif à retenir de la tragédie qui a frappé les Broncos de Humboldt, en Saskatchewan, c'est l'augmentation du nombre d'inscriptions sur la liste des donneurs d'organes au pays.

Un texte de Marie-Pier Mercier

Logan Boulet, un hockeyeur de 21 ans originaire de Lethbridge, dans le sud de l'Alberta, a été mortellement blessé dans l'accident d'autocar qui a fait 16 morts et 13 blessés vendredi près de Tisdale, en Saskatchewan.

Le jeune défenseur avait récemment signé sa carte de dons d’organes. Il a été maintenu en vie artificiellement jusqu’à ce que des receveurs compatibles soient trouvés. Sa décision a permis de sauver six vies.

« Je pense que Logan a vraiment inspiré les gens à faire la même chose que lui », dit Danielle Burger, 29 ans, qui s’est inscrite en tant que donneuse d’organes cette semaine.

Shania Christensen, 22 ans, a choisi de faire de même.

« Le choix de Logan Boulet m'a vraiment inspirée. J’ai donc pris la décision de m'inscrire moi aussi. Il a été si courageux de signer sa carte pour devenir un donneur d'organes, et sa volonté de faire un don incitera certainement d'autres personnes à suivre son exemple », dit la jeune femme.

Depuis dimanche, plus de 10 744 Albertains ont fait la même chose que ces deux femmes, selon les Services de santé de l'Alberta. Il s’agit d’un nombre dix fois plus élevé qu’à l’habitude au cours d'une même période. Cela porte le nombre total d'Albertains qui ont fait part de leurs intentions en cas de décès à 473 605.

« Ça me donne tellement d’espoir de voir que le taux augmente et que plus de personnes sauvent des vies, comme quelqu’un a sauvé la mienne », affirme Amy Montgomery, une femme de 34 ans qui a reçu une greffe du foie cet été.

Toutefois, selon les Services de Santé de l'Alberta, seulement 2 % des décès peuvent aboutir à des dons d'organes, et ce, même après un élargissement des critères d’admissibilité, effectué il y a trois ans.

En parler avec ses proches

Il est très important de discuter de son choix avec sa famille, selon Ryan Baht, coordonnateur des donneurs d’organe aux Services de santé de l'Alberta. « Au bout du compte, dit-il, c’est la famille qui a le dernier mot. »

Cela veut aussi dire qu'une famille pourrait tout de même décider de faire un don d'organe, même si leur proche décédé ne s’est pas inscrit en tant que donneur potentiel.

« Mais c’est très très rare qu'une famille ne respecte pas les voeux du patient », a-t-il dit.

Le don n’a pas d’âge

James Breckenridge, président de la Société canadienne de transplantation, rappelle, quant à lui, qu’il n’y a pas d’âge limite pour faire don de ses organes.

« Le donateur le plus âgé en ce moment a, je crois, 90 ans », dit-il.

« Il ne faut pas oublier que la peau ne cesse de repousser. Les greffes de peau peuvent sauver la vie des victimes de brûlures au troisième degré. C’est quelque chose qui peut être donné à n’importe quel âge », conclut-il.

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