Deux attentats revendiqués par le groupe armé État islamique se sont produits, dimanche matin, dans une usine de Bagdad, en Irak, ainsi que dans un commissariat de police en périphérie de Moukalla, au Yémen.

D'abord, au moins 11 personnes dont un policier ont été tuées, et 21 autres blessées, dans l'attaque d'une usine des faubourgs de Bagdad, selon des sources policières.

Un kamikaze conduisant une voiture piégée a forcé en matinée sur l'usine, située à Tadji, au nord de la capitale irakienne, et au moins six autres assaillants munis de ceintures d'explosifs ont pénétré à bord d'un autre véhicule dans l'établissement, où ils ont affronté les forces de sécurité.

L'usine fabrique du gaz à usage ménager et trois cuves ont pris feu en raison des violences, mais les forces de sécurité ont pu reprendre le contrôle de la situation, a déclaré un porte-parole du Commandement opérationnel de la capitale.

Un employé de l'usine qui habite près du site a dit avoir entendu une puissante explosion et vu des flammes et de la fumée noire à l'intérieur de l'établissement.

Des dizaines de véhicules de l'armée et de la police ont convergé vers l'usine où les tirs ont duré pendant près d'une heure, a-t-il témoigné.

L'organisation djihadiste sunnite État islamique, qui contrôle de vastes territoires dans le nord et l'ouest de l'Irak, s'est déjà attribué la responsabilité d'une série d'attentats sanglants qui ont fait une centaine de morts, cette semaine, dans le pays.

Le premier ministre chiite Haïdar al Abadi a estimé samedi que les activistes profitaient de la crise politique en cours à Bagdad, déclenchée par la volonté du chef du gouvernement de mettre fin au système de désignation des ministres en fonction de leurs identités partisanes, religieuses ou ethniques.

Tadji abrite une base d'entraînement américaine des forces armées irakiennes.

Des recrues militaires tuées au Yémen

Un kamikaze s'est à son tour fait exploser dimanche près d'un groupe de recrues dans un commissariat de police de la périphérie de Moukalla, tuant 25 d'entre elles et en blessant jusqu'à 60 autres, selon des sources médicales.

L'organisation djihadiste État islamique a revendiqué l'attaque au Yémen par l'entremise de son agence de presse Amak.

Moukalla, un port de l'est du pays récemment, a été le théâtre, il y a trois jours, d'un autre attentat qui a coûté la vie à dix soldats yéménites, une attaque dont l'EI s'est également attribué la responsabilité.

Le directeur de la sécurité de la ville, Moubarak al Aoussaban, qui se trouvait dans un bureau situé à proximité de la caserne visée dimanche, a survécu, rapportent des sources proches des services de sécurité.

Les djihadistes d'Al Qaïda dans la péninsule arabique ont occupé Moukalla pendant plus d'un an avant d'en être chassés à la fin du mois dernier.

Les membres de la branche yéménite de l'EI, avec qui ils sont rivaux, ont revendiqué des attentats dans toutes les régions du Yémen, en proie à la guerre entre les troupes du président Abd-Rabbou Mansour Hadi soutenues par une coalition des pays du Golfe et les rebelles chiites houthistes et les forces restées fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh.

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