La police britannique a arrêté 12 personnes dans le cadre de son enquête sur l'attentat perpétré samedi soir en plein coeur de la capitale. Les attaques, qui ont fait 7 morts et 48 blessés, ont été revendiquées par le groupe armé État islamique (EI).

Par le biais de son organe de presse officiel, l'agence Amaq, le groupe terroriste a affirmé qu'un « détachement de ses combattants » était responsable de cette attaque exécutée en deux temps, d'abord sur le pont de Londres puis au Borough Market.

Il s'agit du troisième attentat à caractère terroriste revendiqué par l'organisation en Angleterre en quelques mois. Cette sortie de l'EI survient alors que les autorités britanniques intensifient les recherches pour traquer les individus liés de près ou de loin aux attaques.

La police avait annoncé plus tôt avoir abattu les trois personnes qui ont semé la terreur dans le centre-ville londonien. La police a confirmé avoir identifié les trois agresseurs et ne pense pas que des assaillants aient pu lui échapper la veille.

Le responsable des opérations antiterroristes de la police métropolitaine de Londres, Mark Rowley, a indiqué que la police dévoilerait leur identité dès que possible et a invité les médias d'éviter de spéculer sur le sujet afin de ne pas nuire à l'enquête en cours.

Signe que l'enquête progresse, des policiers lourdement armés se sont rendus, dimanche, au domicile de l'un des trois auteurs de l'attaque, selon la chaîne de télévision Sky News.

Douze personnes ont également été arrêtées dans deux résidences de Barking, une banlieue multiethnique de l'est de Londres. Il s'agit de sept femmes et cinq hommes, âgés de 19 à 60 ans.

« Des perquisitions se poursuivent à un certain nombre d'adresses », a précisé la police dans un communiqué, indiquant qu'elle s'est aussi rendue dans deux résidences de Newham.

Pour suivre notre couverture en direct sur la mobilité, cliquez ici.

50 balles tirées sur les assaillants

La chef de police de Londres, Cressida Dick, a confirmé que les trois assaillants ont été abattus rapidement au cours d'une intervention qui avait duré en tout et pour tout huit minutes.

Mark Rowley a confié aux journalistes que les huit policiers qui ont ouvert le feu sur les assaillants n'ont pas ménagé leurs efforts pour les maîtriser.

Les trois suspects ont d'abord fauché des piétons sur le pont de Londres à bord d'un camion blanc de marque Renault, loué un peu plus tôt. Ils s'en sont ensuite pris à d'autres personnes dans le secteur de Borough Market à l'aide de couteaux.

Les trois hommes portaient également ce qui semblait être des ceintures d'explosifs. Exposés à cette menace potentielle, les policiers ont utilisé 50 balles pour neutraliser les suspects. Les ceintures se sont avérées être des imitations.

Mark Rowley a défendu les actions de ses agents en affirmant qu'ils étaient confrontés à une situation de vie ou de mort. « Je ne suis pas surpris que les policiers, confrontés à ce qu'ils croyaient être des kamikazes, aient choisi de décharger autant de balles pour neutraliser la menace », a-t-il précisé.

Des personnes ont été blessées par des balles perdues au cours de l'intervention policière, mais aucune n'a subi de graves blessures.

Forte présence policière

Au lendemain de l'attaque, des dizaines de policiers lourdement armés ont été appelés en renfort pour patrouiller dans les secteurs du pont de Londres et de Borough Market et savoir exactement ce qui s'est passé. Un périmètre de sécurité est maintenu sur place.

Le niveau d'alerte à Londres sera également maintenu à « grave » puisque la menace terroriste persiste. Pas moins de cinq attentats ont été déjoués au Royaume-Uni depuis mars dernier, selon le gouvernement britannique.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine