Retour

L'Enquête sur les femmes autochtones toujours en préparation

Les audiences de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées débuteront comme prévu au printemps, avec le témoignage des victimes et des familles. Les commissaires ne sont toujours pas en mesure de donner une date officielle de début, cinq mois après avoir commencé leurs travaux.

Un texte de Philippe-Vincent Foisy

« Nous voyons, nous ressentons l’impatience des familles, des organismes, a indiqué la commissaire Michèle Audette. On s’attendait à un projet clé en main, avec une structure, une équipe… mais nous avons vu que nous pouvons faire les choses différemment et que nous allons faire les choses différemment. »

Au nombre des critiques, l’organisme Femmes autochtones du Québec s’impatiente. Sa présidente, Viviane Michel demande à la commission de demander au gouvernement de prolonger son mandat. Elle rappelle que la commission doit déposer un rapport préliminaire le 1er novembre 2017 et doit remettre son rapport final un an plus tard.

On a demandé à ce que le délai soit prolongé. On ne veut pas une enquête vite faite et mal faite. Ils n’auront jamais le temps. On parle de l’ampleur du Canada. Comment finaliser une enquête à si court temps?

Viviane Michel, présidente de l'organisme Femmes autochtones du Québec

Michèle Audette reconnait que les commissaires n’ont « pas grand temps » parce que le pays est « vaste ».

Ce n’est toutefois pas dans les intentions immédiates de la commission de demander une prolongation de l’enquête, a expliqué Fanny Wylde, l’avocate de la commission. Les gouvernements, les institutions et les organismes seront entendus à l’automne.

Une commission unique

« Ne vous attendez pas à voir ou à entendre un procès, a affirmé la présidente de la commission Marion Bueller. N’attendez pas une salle d’audience traditionnelle. »

L’avocate principale de la commission, Susan Vella, a précisé qu’il n’y aura pas nécessairement de contre-interrogatoires et que la disposition des différents acteurs, comme les procureurs et les commissaires, pourrait varier d’un endroit à l’autre. Certains témoignages pourraient avoir lieu en cercle, par exemple.

Par ailleurs, la commission se rendra uniquement dans des régions où elle sera invitée et elle s’adaptera aux spécificités de chaque endroit.

Les victimes et les familles témoigneront uniquement si elles le veulent et pourront le faire en personne, mais aussi par écrit ou sous des formes artistiques comme des poèmes ou de l’art audiovisuel.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Qu’est-ce que le fétichisme des pieds?





Rabais de la semaine