Aux États-Unis, les républicains assoient leur mainmise du pouvoir avec l'entrée en fonction, aujourd'hui, des membres du Congrès.

La nouvelle session législative s'est ouverte au Congrès avec un revirement de situation, les membres de la Chambre des représentants ayant tué dans l'oeuf, mardi midi, le projet de retirer pratiquement tout pouvoir au bureau d'éthique indépendant.

Cet organisme, chargé d'enquêter sur de possibles malversations des législateurs, avait été créé en 2008 dans la foulée d'allégations de corruption contre trois élus, finalement condamnés à la prison.

Mais la décision controversée de transformer substantiellement le bureau d'éthique n'a pas plu à Donald Trump qui avait promis, en campagne électorale, d'instaurer plus d'éthique à Washington.

Faisant fi de tout devoir de réserve, le président désigné a critiqué cette décision des membres de son propre parti sur Twitter, mardi. Selon M. Trump, d'autres priorités attendent les élus, telles que la réforme de l'assurance santé, dite Obamacare, ou encore la révision du régime fiscal.

Quelque deux heures après les publications sur Twitter du président désigné, les républicains de la Chambre sont revenus sur leur intention de réduire les pouvoirs du bureau d'éthique et ont retiré le projet de loi.

Des réformes destinées à effacer l'empreinte d'Obama

Le 8 novembre dernier, en plus de remporter la Maison-Blanche, les républicains de Donald Trump ont conservé leur majorité dans les deux chambres du Congrès, c'est-à-dire le Sénat et la Chambre des représentants. Pareille situation ne s'était pas vue depuis 2007.

En premier lieu, le Congrès nouvelle mouture doit entériner la nomination de la vingtaine de personnes nommées par Donald Trump, comme l'ex-PDG d'ExxonMobil Rex Tillerson, qui sera chef de la diplomatie.

Les membres du Congrès s'attaqueront ensuite à d'importantes réformes. En tête de liste figure l'abrogation de quelques-unes des composantes de l'Obamacare, politique emblématique de l'ère de Barack Obama.

Cette assurance santé couvre ceux qui ne bénéficiaient d'aucune protection par le passé et améliore la protection d'autres citoyens. Les républicains auront fort à faire pour la remplacer sans désavantager les quelque 14 millions de personnes inscrites en vertu de l'Obamacare.

Les démocrates comptent mettre des bâtons dans les roues aux républicains; le président Obama doit d'ailleurs rencontrer demain les démocrates du Congrès afin d'élaborer une stratégie destinée à sauver l'assurance santé.

Donald Trump, qui deviendra officiellement le 20 janvier le 45e président des États-Unis, entend aussi réduire l'imposition des entreprises et simplifier le régime fiscal de son pays. Il en a aussi contre les politiques environnementales votées par l'administration Obama.

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