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L'essence trop chère à Montréal, selon CAA-Québec

Les automobilistes montréalais paient leur essence trop chère par rapport aux habitants des autres régions du Québec, selon une analyse des prix de l'essence de CAA-Québec pour 2016. Le club automobile souligne que c'est pourtant dans la région montréalaise, où les volumes de ventes sont les plus élevées et les bannières plus nombreuses, que les prix devraient diminuer le plus.

Alors que le jeu de la concurrence devrait pousser les prix à la baisse à Montréal, « on remarque que les prix ont tendance à monter tous à l’unisson », déplore le porte-parole de CAA-Québec, Pierre-Olivier Fortin en entrevue à RDI.

« On devrait voir les tactiques des uns se buter aux initiatives des autres pour gagner des parts de marché, mais non! C'est un long fleuve tranquille », dit la vice-présidente communications et affaires publiques à CAA-Québec, Sophie Gagnon.

« Où sont les bénéfices des consommateurs si tous les détaillants suivent ces mêmes mouvements à la hausse simultanément, sans autres choix? À l'industrie d'expliquer ses façons de faire », poursuit-elle.

Les Québécois ont payé leur essence en moyenne 7 % de moins en 2016 par rapport à 2015. Une baisse qui représente, pour une petite voiture, une économie de 3,55 $ par plein d’essence ou de 101 $ dans le budget annuel alloué à l’essence.

Les propriétaires de véhicule utilitaire sport (VUS) ont, pour leur part, économisé une moyenne de 4,34 $ à chaque plein, ce qui représente une économie de 134 $ par année.

Les observations de CAA-Québec ont été validées par la Régie de l’énergie du Québec.

Le marché le plus compétitif de la province se trouve à Québec.

Les marges de profits y ont baissé de 41 % l’an dernier grâce à l’arrivée d’un détaillant à fort volume.

« À Québec, l’arrivée de Costco en 2013 a provoqué un électrochoc au marché de la capitale nationale », avance M. Fortin.

« Les prix étaient assez élevés auparavant à Québec, mais ils se sont mis à baisser, explique-t-il. La marge [bénéficiaire] au détail s’est élevée à 2,6 ¢ le litre à Québec alors qu’elle était de 6,9 ¢ à Montréal ».

En 2016, les prix du pétrole brut ont dégringolé de 16,3 % par rapport à l'année précédente.

Les marchés pétroliers de Montréal, Québec et Sherbrooke se comportent de la même façon depuis le début de 2017 qu’au cours de 2016. C’est donc dire que les automobilistes montréalais sont toujours privés d’économies sur l’essence.

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