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L'est de Montréal lutte contre les îlots de chaleur

Des arbres et autres végétaux ont été plantés sur le terrain d'un complexe résidentiel de l'arrondissement d'Anjou afin de réduire les effets néfastes des îlots de chaleur urbains.

Une cinquantaine d'autres endroits de l'est de Montréal sont visés par l'initiative de verdissement du projet ILEAU (Interventions locales en environnement et aménagement urbain), coordonné par le Conseil régional de l'environnement de Montréal (CRE-Montréal).

Le conseil estime que le verdissement est l'un des moyens les plus efficaces dans la lutte contre les îlots de chaleur, car il permet de réduire l'absorption de la chaleur.

Le projet ILEAU, qui a reçu 1,8 million de dollars de Québec, vise à planter 15 000 végétaux d'ici 2017. « On est rendus à peu près à 6000, 6500 végétaux actuellement », soutient le coordonnateur du projet, Emmanuel Rondia.

La zone de plantation visée par le projet est située à proximité des autoroutes 25 et 40 dans l'est de la ville, où se situent également des parcs industriels et des centres commerciaux.

Les îlots de chaleur

Les îlots de chaleur se forment lorsqu'il y a absence de végétation dans un quartier, car les arbres et les plantes agissent comme un véritable climatiseur urbain. La présence ou l'absence de végétation peut ainsi entraîner d'importantes variations de température d'un lieu à un autre.

(Cliquez sur le lien pour consulter la carte interactive.)

David Kaiser, médecin en santé publique et médecine préventive à Santé publique de Montréal, explique que « dans les endroits qui ont peu d'arbres et beaucoup de bâtiments et d'asphalte, les températures [lors] d'une journée chaude peuvent monter de 10-15 degrés Celsius de plus que sur le mont Royal ».

Le Conseil régional de l'environnement estime que ces îlots de chaleur ont plusieurs conséquences néfastes, notamment une augmentation du smog, une moins bonne qualité de l'air, et une augmentation des problèmes de santé chez les personnes âgées, les malades et les enfants.

David Kaiser soutient même que le verdissement contribue à « réduire carrément les décès pendant les épisodes de chaleur, mais aussi l'aggravation de conditions sous-jacentes comme les maladies du cœur et les maladies respiratoires ».

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