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L'état d'urgence en Colombie-Britannique raconté par les évacués

Des milliers de personnes forcées d'abandonner leur maison aux flammes en Colombie-Britannique viennent de vivre une fin de semaine d'angoisse, de panique et de sinistre.

Des évacués et certaines personnes demeurées dans les régions où les feux font rage ont parlé à la CBC/Radio-Canada samedi, décrivant un paysage avalé par les flammes – et parfois, leur propre communauté partir en fumée.

Voici le récit de l'état d'urgence en vigueur en Colombie-Britannique, décrit par ceux et celles qui le subissent en première ligne.

« Il ne me reste plus rien »

Angie Thorne a perdu sa maison dans la réserve d'Ashcroft. Sa demeure est une parmi des dizaines d'autres qui ont été détruites par des flammes malgré les efforts pour les éteindre.

« C'est vraiment difficile d'imaginer que ça peut nous arriver à nous aussi, mais en quelques minutes, c'était fait. Il ne me restait plus rien », confie Mme Thorne.

« Nous étions cernés »

Gracie Nelson travaillait à Williams Lake quand des résidents de son village natal, Lac La Hache, ont reçu l'ordre d'évacuation.

« Votre résidence peut être remplacée. Votre vie, non »

Ce sont ses voisins qui ont dit à Jan Silverton qu'elle devait évacuer, juste avant que des agents de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) cogne à sa porte située dans la région de 105 Mile House.

« Nous avons calmement fait le tour de la maison et nous avons mis en boîte tout ce qui avait de l'importance, nos papiers et les photos qui sont irremplaçables », explique-t-elle.

Mme Silverton admet qu'il est difficile de rester calme. « Vous devez respirer profondément et garder la tête froide parce que vous ne pouvez rien faire si votre maison doit être ravagée par les flammes. Votre résidence peut être remplacée, mais pas votre vie. Votre animal non plus », conclut-elle.

« Une zone de guerre »

James Jamieson a fui sa maison de 108 Mile Ranch vendredi avec sa femme et ses deux fils.

L'essentiel pour ce père de famille, c'est toutefois de savoir que sa famille est à ses côtés, en sécurité.

« Une fois à Cache Creek, c'était un véritable cauchemar, se souvient M. Jamieson. Les feux éclataient partout en même temps. »

Lui et sa famille ont traversé un tel mur de fumée qu'ils avaient l'impression que la nuit venait de tomber.

« C'était une zone de guerre catastrophique », décrit M. Jamieson.

« Il faisait 43 degrés Celsius »

Cindy Skakun est une des quelques personnes qui sont restées à Cache Creek même après que la communauté eut été évacuée.

« Je suis diabétique et je ne pense pas que mon insuline soit aussi efficace dans cette chaleur. J'ai besoin d'essence pour pouvoir me sauver en voiture si ça devient infernal, raconte-t-elle. Il faisait 43 degrés Celsius hier. Je n'ai ni électricité ni eau. »

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